I. — KYSTES SALIVAIRES
LftM Icystes salivaires de la parotide contiennent un liquide clair, ambré, un peu visqueux et filant. Leur paroi est recouverte d'un épithélium cylindrique qui, d'upréH O. Wcber, deviendrait pavimenteux au bout d'un certain temps. On admet généralement que ces kystes sont formés par la dilatation du canal excréteur d'un lobule glandulaire. Us sont clos de toutes parts (3). Ordinairement le kyste est unique; cependant Lawrence dit en avoir vu quatre chez le marrie malade.
La tumeur a un volume variable, elle peut atteindre celui d'un petit œuf de poule; elle s'accroît légèrement après la mastication; sa forme est très régulièrement arrondie. Au palper, elle est molle, fluctuante, indolente. On
(') Monod (Cu.) et Arthaud, Considérations sur la classification des tumeurs du testicule, lievue de chirurgie, Paris, 1887, t. VII, p. 183.
(*) Les tumeurs des autres glandes ont déjà été décrites (voy. Tumeurs des lèvres, du palais et du voile).
(*) Martinet (Tumeur salivaire consécutive à l'ablation d'une tumeur parotidienne. Gaz. des Mpit., Paris, 1879, p. 116) a bien rapporté un cas de kyste communiquant avec le canal de Sténon. Mais comme le fit observer Verneuil, il s'agissait là d'un fait tout spécial, sans rapport avec les kystes salivaires ordinaires. La tumeur s'était développée dix jours après l'ablation d'un adénome et était probablement formée par le reflux de la salive du canal de Sténon dans l'ancienne loge néoplasique.
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n'y constate pas de transparence. La peau est saine, mobile sur la tumeur, mais celle-ci se confond avec les parties profondes de la région.
La ponction donne un liquide clair et permet d'évacuer le contenu du kyste, mais celui-ci se reforme très rapidement dés que le malade se met à manger.
Ces kystes se développent lentement, graduellement, mettant plusieurs années à atteindre leur volume définitif.
On a eu recours, pour traiter ces kystes, à la ponction suivie d'injection iodée, d'injection d'une solution phéniquée à I pour 100, a l'injection de deux gouttes de chlorure de zinc en deliquium.
Ces divers procédés ont l'avantage de ne pas laisser de cicatrice.
En tous cas on rejettera l'incision simple, qui peut être suivie d'une fistule salivaire rebelle, à moins qu'on ne puisse la faire par
la bouche; et, si, en présence de l'insuccès des injections, on a recours uu bistouri, ce sera pour enlever d'emblée la totalité de la tumeur, procédé de guérïson radicale qui malheureusement expose à la lésion de filets du facial.