AGE CONVENABLE POUR L 0BANOPLABTÏE
obtiendra des résultats remarquables, et H. Gliervin ajoute qu'en moyenne ces résultats sont meilleurs après l'opération qu'après la prothèse (').
d. Age oit il convient d'opérer. — Avant l'emploi de la méthode antiseptique, à l'époque où, de plus, on ne savait pas opérer tète pendante, où l'on n'était pas habitué- à bien maîtriser l'hémorrhagic par la compression, les enfants en bas âge succombaient très souvent-- soit en quelquesjours, soit par débilitation progressive — lorsqu'on les soumettait à l'urano-slaplivlon'liaphic Aussi l'opération était-elle à peu près universellement proscrite avant l'âge de trois ou quatre ans. Mais aujourd'hui le danger de mort n'existe plus guère et à Berlin, par exemple. Julius WolIT (') recommande d'intervenir, si on a le choix, braque l'enfant a de six à dix mois. Jloins radical, Ehrmann (de Mulhouse) i ') opère vers la troisième année. U. Trélal, enlin, reculait l'acte chirurgical jusque vers six ou sept ans.
L'argument principal des opérateurs précoces est le suivant. Le vice de prononciation est du au vice de conformation du palais : laissez le sujet s'habituer a parler de la sorte, puis oblitérez !a tissure palatine, et le résultat phonétique sera nul, l'habitude étant devenue comme une seconde nature. Il faut donc, au plus vile, remettre les parties en bon état. A cela Trélal répondait que l'efficacité de celle manière de procéder était, possible, mais non démontrée; el qu'elle avait certains faits contre elle. Pour obtenir un très bon résultat fonctionnel, l'éducation post-opératoire est indispensable : or elle ne peut être entreprise avec quelques chances de succès que sur un enfant déjà assez raisonnable pour comprendre le bénéfice qu'il en peut tirer, c'csl-à-dire sur un enfant âgé d'au moins six à sept ans. Joignez à cela que c'est l'âge où l'opération esl rendue aisée par les dimensions de la cavité buccale, où les soins consécutifs, l'ablation des fils sont facilités par la docilité du sujet. Enfin prenez note d'une constatation importante de M. Ehrmann : plus l'enfant esl opéré jeune et plus la voûle palatine se rétrécit par la suite, ainsi qu'on s'en rend compte en mesurant sa largeur entre les canines, entre les molaires. L'intérêt de cette constatation ne saurait échapper et celle difformité définitive esl sûrement une mauvaise condition pour le rétablissement d'une phonation eorreete. C'est à l'école de Trélal que j'ai appris à pratiquer l'urano-staphytnrrhaphie, on me permettra donc de me ranger à son avis, et de conclure, comme il le faisait dans un article publié quelques semaines avant sa mort :
■ Le médecin auquel on présente un nouveau-né atteint de division staphylopalatine doit, d'une manière générale, conseiller aux parents de ne faire faire l'opération que vers la septième année, ou plus lard, selon l'étendue de la lésion. Il doit leur recommander, dès que l'enfant parlera et sera aple à comprendre, de surveiller avec grand soin l'éducation phonétique ; il doit leur dire que tout ce qu'ils auronl obtenu de la sorte sera autant de gagné pour plus tard. Il les avertira enfin que l'opération ne donne pas, par elle seule, des résultats phonétiques complets, qu'après elle doit intervenir une éducation
l m irnii, QmatrihmCtmgrt» franc, de elùr., Paris, i«S9. p. 055.
CI J- Wolff, Arrh. f. ktin. Cltir., IKK8, l. XXXVI, p. 95*.
li I.hrinawi (i publié sur l'iminoplaslic plusieurs mémoires importants. Le dernier a été communiqué nu Traiiièmc Cunyris franr. ok chîr., Paris, 188M, p. t6i. et lire à part, avec additions, Paris. 188(1.
spéciale; mais qu'avec du soin et de la patience le bénéfice sera presque toujours considérable et parfois même complet. » (').
B. — KYSTES DERMOIDES
A la face — où je ne ferai pas rentrer la région péri-orbi taire, dont les kystes ont fait l'objet d'une étude spéciale (') — les kystes dermoïdes sont rares.
On en a observé vers la région parotidienne, dans la profondeur de la joue, sur le trajet de la fente intermandibulaire.
Dans la thèse de Cusset (*) on trouve une observation de Verneuil où la poche, dermoïde et pilifère, était accolée à la face externe du maxillaire. Peut-être faut-il faire entrer en jeu la gouttière lacrymale. Cependant dans un cas analogue, de kyste mucoïde il est vrai, Albarran (4) a préféré invoquer l'invagination épilhéliale d'où naît le sinus maxillaire.
Sur la ligne médiane, enfin, tout comme on voit des fissures on voit des kystes dermoïdes, depuis la région intersourcilière (Max Schede) jusqu'à la pointe du nez (Lannclongue), en passant par le dos du nez (Laurence, Lannelongue). Ces kystes sont presque toujours fistuleux(').
Les kystes dermoïdes de la face n'ont pas de caractères cliniques spéciaux. Leurs signes ne sont guère que négatifs et leur diagnostic ne se porte que par exclusion ; on tiendra aussi grand compte du siège.
Le traitement consiste dans l'ablation, ici presque toujours très facile.