TRAITÉ
DE
céphalique, le cou n'existe pjis encore, la tête touche le cœur. Il y a pourtant entre, ta lèle et le thorax une limite : le point où cesse le clivage du feuillet moyen, où cessent par conséquent et. la fente plouro-përitonéale et le tube intestinal qu'elle entoure. Ce tube intestinal se termine en ce poinl en un culde-sao appelé adUw anterior. Dti coté de ce qui sera la face, on voit h celle période une simple dépression eclodermique, le siaitx buccal, qui va à ta rencontre de Vaditns nntenor. A un moment donné les deux culs-dc-sac se touchent, puis s'inosculent. Lequel îles deux s'est allongé, et l'œsophage esl-il endoderniiqne ou eclodermique'* Question litigieuse que nous retrouverons plus lard.
Quittons maintenant le poulet el passons ;i l'homme, car depuis ce moment les phénomènes ont été suivis sur des embryons humains, à parlir de la deuxième semaine. Pour se rendre compte de l'aspect grossier, on prendra un emhryon de la quatrième semaine à peu près: on apercevra alors sur les cùlés du cou, déjà bien allongé, des bourrelets qui s'avancent de la face dorsale vers la face ventrale de l'embryon. Ces bourrelets s'appellent arcs branchiaux el entre eux se voient des rainures brancJliales; nous aurons à nous demander dans un inslant s'il y a là des rainures ou des fente*.
Le plus élevé de ces arcs (c'est celui qui toujours apparaît le premier) est facial el non poinl cervical. I! vient de la base du crâne el se soulève sur b paroi latérale du sinus buccal. Entre celui de droite et celui de gauche descend un anlre bourgeon, médian celui-là, qui naît de la partie antérieure de la base du crâne, d'où son nom de bourgeon frontal. Par une série de modifications que je décrirai plus loin, ce bourgeon frontal et le premier arc branchial, appelé bourgeon maxillaire, constitueront la face. Aux autres arcs branchiaux est dévolue la formation du cou.
Ainsi, les bourgeons faciaux circonscrivent le sinus buccal, les arcs cervicaux s'incurvent autour du luhe pharvngo-œsophagien. Nous savons en oulre que des rainures ectodermiques marquent les limites de ces arcs et bourgeons. Des rainures analogues, mais non point semblables, existent à la face endodermique, c'est-à-dire du eôlé des cavités buccale cl pharyngienne. Mais, à un moment donné, les rainures inlernes s'ouvrent-elles dans les rainures externes correspondantes, y a-t-il, en un mol, des fentes braiicltmli-s faisant communiquer librement avec l'extérieur la cavité du tube pharyngé-œsophagien? C'est un point sur lequel les recherches modernes ont infirmé la doctrine naguère encore classique.
Autrefois on admettait les fentes branchiales. Les ares sonl, disait-on, des épaississemenls mesodcrmiqn.es qui parlent de la niasse médiane postérieure cl s'insinuent peu à peu enlrc les deux feuillets épilhélianx jusqu'alors accolés sans interposition. Ils vont ainsi, abstraction faite du bourgeon maxillaire supérieur, jusqu'à la ligne médiane, où ils se soudent chacun à son congénère du coté opposé. Entre les bonis des arcs d'un même côté il exisle donc une étroite bande où l'endoderme el l'eclodcrmc cxislenl seuls. Sur celle bande «■es minces feuillets se résorbent et dès lors chaque arc branchial esl séparé de ses deux voisins par une fente;, et sur les bords de ces feules l'endoderme se continue avec l'ectoderme.
Erreur, disait déjà Duray, dont la doctrine a été récemment confirmée dans