I. — ANÉVRYSMES ARTÉRIELS
Les anévrysmes du tronc si court de la carotide externe sont plus rares que ceux qui se développent sur les branches collatérales. Il est, du reste, presque impossible, en clinique, de préciser le siège exact de la tumeur. Dans le plus grand nombre des observations, l'anévrysme était de cause traumatique.
Le traitement le plus souvent employé a été la ligature de la carotide primitive. Le Fort en rapporte 12 cas. avec 2 morts par accidents cérébraux, Delbet 5 cas, avec 1 mort (plus un cas où la carotide primitive fut liée pour un anévrysme siégeant à la fois sur cette artère et sur la carotide externe, et qui ne saurait par conséquent être compté ici).
La ligature de la carotide externe n'a été faite que très rarement (2 cas rapportés par Le Fort, 1 récidive, 1 cas rapporté par Delbet, mort).
Le volume de la tumeur ne permet pas, en général, de faire cette ligature de la carotide externe, qui aurait l'avantage de ne pas exposer aux accidents cérébraux.
Delbet cite encore 1 cas de guérison par la compression digitale et 2 cas, l"un d'extirpation et l'autre d'incision du sac, suivis aussi de guérison.
Pour les anévrysmes des branches, facilement accessibles, l'extirpation a donné d'excellents résultats (4 extirpations d'anévrysmes de la temporale, A guérisons).
Mais, en réalité, pour les anévrysmes du tronc lui-môme, ou de l'origine des branches, on est le plus souvent réduit à employer la compression digitale et. si elle échoue, la ligature soit de la carotide externe si elle est praticable, soit de la carotide primitive.