II.— ANÉVRYSMES ARTÉRIO-YEINEUX
Les anévrysmes artério-veineux extra-crâniens sont extrêmement rares. Dans un cas de Giraldès (!), le malade avait reçu un coup de feu, il mourut 14 jours après d'un anthrax, on trouva la balle dans le sac intermédiaire à la veine et à l'artère; dans un autre cas de Joret(f),le blessé (il s'agissait encore d'un coup de feu) mourut au bout de dix-huit mois avec des accidents épileptiformes, on retrouva la balle dans la jugulaire.
ANÉVRYSMES DU TRONC BRACHIO-CÉPHALIQUE
Les observations d'anévrysmes de l'innominée, rares autrefois, sont, depuis quelques années, beaucoup plus fréquentes, ce qui tient au nombre croissant d'interventions chirurgicales entreprises contre ces tumeurs. Tandis que Le Fort, en 1869 (3), en relevait seulement 80 cas, Poinsot, en 1882 (*), pouvait en réunir 117. Depuis 1882, nous avons trouvé 24 faits nouveaux, ce qui porte le nombre total des observations à 141.
L'étiologie ne présente pas ici les mômes particularités que pour les anévrysmes carotidiens ; nous retrouvons tous les caractères habituels des
(') (jIHALDès, Bull, de la Soc. anat., 1854, t. V, p. 20. (*) Joret (de Vannes). Gaz. méd. de Paris, 1840, p. 457.
(5) Le Fort, art. Brachio-cépiialique. Dict. encyclop. des se. méd., l" s., t. X, p. 452. (4) Poinsot, art. Sous-clavière-innominée. Dict. de méd. et de chir. pral., t. XXXHI, p. 381.