‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 237 sur 237 · KYSTES SANGUINS · texte numérisé non relu

KYSTES SANGUINS

Toutes les autres variétés que nous avons citées doivent être rapportées soit à des angiomes développés dans les parois mêmes de la jugulaire (Virchow), soit à des malformations, des dilatations veineuses, à des varices de la jugulaire.

Quoi qu'il en soit des interprétations d'une pathogénie fort obscure, les dispositions anatomiques que nous avons signalées sont seules importantes à connaître pour le diagnostic et les indications thérapeutiques.

Les caractères cliniques sont ceux des angiomes caverneux profonds, mais, un caractère important, la brusque et complète réductibilité,. témoigne, dans certains cas, d'une large communication avec une grosse veine, la jugulaire le plus souvent.

Le traitement des tumeurs sanguines doit être absolument différent suivant les cas.

Les angiomes superficiels cutanés sont justiciables des procédés d'ordinaire employés pour toutes les tumeurs érectiles.

Les kystes hématiques bien développés, à cavité close, ont pu être traités avec succès par les ponctions et même les injections.

Mais dès que la réductibilité permet de croire à une communication vasculaire, la seule intervention possible, en cas d'indication, est l'extirpation. Gluck mentionne 6 cas heureux d'extirpation par la méthode proposée par Hueler, découverte de la tumeur, série de ligatures de catgut en chaîne sur la portion adhérente à la jugulaire, puis résection de la tumeur. Lannelonguc a extirpé aussi avec succès un angiome à grande cavité kystique de la région sushyoïdienne.

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