‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 70 sur 237 · A. — ATRÉSIE DE L'ORIFICE BUCCAL · texte numérisé non relu

A. — ATRÉSIE DE L'ORIFICE BUCCAL

Variétés. — Depuis la description remarquable donnée dans le Compe*dium, il est classique de diviser l'atrésie acquise en trois variétés.

A. L'atrésie sans perte de substance et sans adhérence aux mâchoires peut s'appeler ankylocheitie : aux paupières, en effet, une disposition tout à fait analogue caractérise l'ankyloblépharon. Cette variété, moins fréquente que les deux autres, résulte d'ulcérations partant de la commissure et soudant peu à peu les deux lèvres, par le mécanisme des plaies angulaires. Les causes ordinaires sont le lupus, la syphilis; à titre d'exception on mentionne les ulcérations vaiïoliques, chez des malades de Démarque, de Kriiger Hanson. L'orifice rétréci, suivant les cas reste médian, ou est plus ou moins attiré vers la joue. Ses dimensions sont très variables. Il peut devenir extrêmement étroit, et Ton cite même une observation de Horslius où il se serait complètement oblitêré-

B. Atrésie précédée de perte de substance. — Cette variété est la plus fréquente. Elle résulte de la rétraction cicatricielle consécutive aux pertes te substance de quelque étendue. Ces pertes de substance sont le résultat des* lésions tra lunatiques diverses, des exérèses chirurgicales, de la pustule maligne du noma, des ulcérations destructives de la syphilis, etc.

C. Atrésie avec perte de substance et adhérence aux mâchoires. — Cette syncheilie répond à ce qu'est aux paupières le symblépharon. Non seulement l'orifice buccal est rétréci, mais de plus les lèvres et les joues, en partie disparues, adhèrent aux rebords alvéolaires. Cette difformité est la règle à la suite du noma; autrefois, elle était assez souvent la conséquence de la stomatite niercuriclle grave. Dans un fait de Bouisson, l'ingestion de liquides trop chauds avait suffi à la produire. Ces adhérences sont quelquefois de simples brides

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