‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 2)Chapitre 76 sur 237 · TUMEURS DE LA JOUE · texte numérisé non relu

TUMEURS DE LA JOUE

Kystes glandulaires. — Parmi les tumeurs, on observe à la muqueuse génienne des tumeurs glandulaires, sous forme d'adénomes kystiques, identiques aux tumeurs labiales que nous avons décrites. L'extirpation, facile d'ailleurs, peut seule les guérir.

Sarcomes. — Il existe des sarcomes sous-muqueux de la joue (*), constituant une tumeur dure, qui géne la parole et la mastication en s'interposant entre les dents, d'où des morsures fréquentes. La tumeur, recouverte d'épithélium épaissi, est lente à s'ulcérer. Cette lenteur et l'absence d'engorgement ganglionnaire sont des signes diagnostiques importants avec l'épithéliomc.

Épithéliome. — L'épithéliomc de la face interne des joues n'est pas trèi rare, en général sous la forme infiltrante et végétante. Souvent, c'est un épithéliome de la commissure, gagnant vers la joue. Mais souvent aussi il naît en pleine joue, et alors il commence volontiers sur la ligne interdentaire, ce qui conduit à admettre le rôle étiologique de lésions mécaniques faites par les dents; 0. Weber admet même que l'irritation par éruption vicieuse de la dent de sagesse est la cause de certains épithéliomes de la partie postérieure du vestibule buccal. Enfin, comme à la langue, l'épithéliome greffé sur leucoplasic existe à la joue.

i») Voy. t. V, p. 272.

(*) Voy. t. Y. p. 129.

(a) G. Fischer, Deutsche Zeilschrift fur Chir., Leipzig, 1883-1884, t. XIX, p. 127.

(*) Heurtai x, Journ, de méd.de l'Ouest, Nantes, 1883, t. XVII, p. 311.

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