TUBERCULOSE DE LA GENCIVE
La tuberculose gingivale a des caractères objectifs et une étiologie semblables à ceux de la tuberculose labiale ou linguale. Il est donc suffisant de rappeler la possibilité de cette localisation, vue par Baginski par exemple, et dont Ritter croit qu'on exagère un peu la rareté (').
SYPHILIS
On a observé le chancre de la gencive ; les plaques muqueuses y sont banales, surtout au niveau de la sertissure des dents et lorsque les dents sont en mauvais état ; on a noté aussi, mais rarement, des lésions tertiaires. Dans tout cela, rien n'est bien spécial.
On a pendant longtemps englobé sous le nom général d'épulis toutes les
variétés de tumeurs que Ton trouve au niveau des gencives. Cette classification
grossière est insuffisante aujourd'hui que les détails anatomiques et cliniques
I>ropres à chacune de ces variétés commencent à être mieux connus, et l'on
t-^nd à réserver le nom d'épulis aux tumeurs de nature conjonctive, c'est-à-dire
**ix fibromes et aux ostéosarcomes. Encore y a-t-il des distinctions à établir.
J'étudierai donc en autant de paragraphes séparés les tumeurs vasculaires,
^pithéliales et conjonctives. Parmi les tumeurs vasculaires, je rangerai les
dnévrysmes, quoiqu'il n'y ait là rien de néoplasiquc ; et de même, pour ne pas
faire un chapitre à part pour les parasites de la gencive d'après l'observation
unique de Lefoulon (*), je citerai ici les kystes hydatiques, formant une tumeur
fluctuante, recouverte d'une muqueuse intacte.