A. — TUMEURS VASCULAIRES
Grâce aux progrès de l'analomie pathologique, certaines tumeurs autrefois aPpclées hématodes et rangées dans les tumeurs vasculaires, ont été attribuées aux ostéosarcomes.
(*) Baginsky, Société de méd. berlinoise, 2 nov. 1887. Herliner klin. Wochenschrift, 1887. — **itter, Congrès internat, tenu à Berlin en 1890, d'après Mercredi méd., p. 548. (*) Lefoulon, Journ. hebd. des progrès des se. et inst. méd., Paris, 1830, t. IV, p. 151.
Anévrysmes de l'artère dentaire inférieure. — Rufz, Heyfelder ont décrit des anévrysmes de l'artère dentaire inférieure qui ont usé la paroi osseuse du canal dentaire et sont venus constituer à la face externe du rebord alvéolaire une tumeur molle, fongueuse, réductible, de la grosseur d'un petit pois, donnant lieu à des hémorrhagies répétées, si bien même que la malade de Rufc, fille de treize à quatorze ans, en est morte. Chez un homme âgé de trente-deux ans, Heyfelder a tari les hémorrhagies grâce à des applications de fer ronge. Mais son observation a eu cependant, comme celle de Rufz, la consécration de l'autopsie, car le sujet a succombé peu de temps après au choléra.
Angiomes. — Les angiomes de la gencive ne sont souvent que la propagation d'un angiome lingual ou génien; parfois cependant ils naissent au niveau du bord alvéolaire et ils auraient alors, d'après S. Duplay, une implantation dans le tissu spongieux de l'os. Ces tumeurs érectiles sont bourgeonnantes, violacées, molles, facilement saignantes, compressibles, quelque fois réductibles. Elles sont congénitales, ou tout au moins leur place était marquée dès la naissance par une tache vasculairc. Les dents qui leur correspondent, souvent incrustées de tartre, ne sont en général pas autrement altérées.
Quelques cautérisations interstitielles faites avec la pointe d'un thermocautère suffisent le plus souvent à enrayer le mal.
Néanmoins, d'après une description de Salter, la transformation en anévrysme cirso'ûle serait possible. Cet anévrysme se développerait de préférence au-devant du maxillaire inférieur, au niveau des incisives et de la canine; ses caractères seraient analogues à ceux des tumeurs érectiles, mais sa surface serait parcourue de vaisseaux faciles à distinguer; après avoir été vidé parla pression, il se remplirait en une ou deux pulsations. Si la tumeur était localisée, le mieux serait de l'enlever au bistouri ; l'hémorrhagie serait abondante, mais s'arrêterait bien par le froid et la compression.