TROUBLES FONCTIONNELS DE L'IRIS
L'ablation de ces tumeurs peut être tentée. L'extirpation complète est nécessaire et d'une exécution moins difficile que pour les kystes, parce qu'il existe souvent une sorte de pédicule de la tumeur.
N^vi. — GiiANLLOMEs. — Outrc les taches pigmentées de la surface de l'iris, on observe parfois de petites tumeurs d'apparence verruqueuse qui ont été considérées comme des nœvi. Elles restent souvent stationnaires et il faut alors n'y pas toucher, d'autant que Knapp les croit susceptibles de se transformer en mélano-sarcomes.
Certaines tumeurs de l'iris ont l'apparence et la constitution des granulomes. Elles résultent du bourgeonnement du tissu irien à la suite d'un enclavement dans une perforation ou de l'excision d'un slaphylome de la cornée. Elles ne doivent pas être considérées comme de véritables tumeurs.
Mais, dans d'autres cas, sans traumatisme, on voit des saillies végétantes se former à la surface de l'iris, provoquer des phénomènes inflammatoires, amener l'opacité de la cornée et finalement la phlhisie du globe de l'œil. Ces granulomes, qui se développent surtout chez les enfants vers l'âge de dix ans, peuvent être considérés d'après de Wecker, aussi bien comme une manifestation de la tuberculose que de la syphilis. L'examen histologique ne peut trancher la question, mais de Wecker est porté à considérer plutôt ces i^ranulomes comme une manifestation de la syphilis héréditaire.
Le traitement spécifique doit donc toujours être essayé dans ces cas.
Sarcomes. — Les tumeurs malignes de l'iris sont représentées à peu près exclusivement par le sarcome ou le mélano-sarcomej dont Knapp, Hirschberg ont rapporté des observations. Mais on ne peut pas toujours déterminer exactement si les sarcomes ont pris naissance dans l'iris ou dans le corps ciliaire. En présence d'une tumeur non mélanique née de l'iris, présentant les apparences du sarcome, on doit toujours songer à la possibilité d'une gomme syphilitique et le diagnostic différentiel n'étant le plus souvent, pas possible, par les signes objectifs et les anamnestiques, il faut prescrire le traitement antisyphilitique.
Les tubercules de la lèpre se développent quelquefois sur l'iris et ont été décrits par Bell et Hansen. On n'a guère occasion de les obser>'er en France, mais la coexistence des lésions de la lèpre en d'autres points du corps permettrait de faire le diagnostic.