ATROPHIE DU NERF OPTIQUE
L*atrophie du nerf optique est caractérisée par la disparition des éléments nerveux entraînant comme conséquence une diminution ou une abolition de la vision.
Celte lésion est le plus souvent symplomatique ou secondaire ; elle est alors le résultat de lésions antérieures du nerf, du cerveau ou de la moelle, ou bien elle est produite par certaines intoxications.
On observe aussi des atrophies essentielles ou idiopathiques qui ne paraissent se rattacher à aucune maladie, générale ou locale.
Anatomie pathologique. — L'atrophie du nerf optique se présente sous deux formes : Yatrophie blanche et Yatrophie grise.
L'atrophie blanche ou simple tire son nom de la coloration que présente la papille vue à l'ophthalmoscope. Dans cette forme, toutes les parties consti-
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L'idée que le gJa^Kione e«l produit par vae choroidite séreuse a longtemps été admise. Mais eDe est eoiitredite par ce fait qoe Foo n*a jamais constaté de lésions inflammatoires de cette membrane et qmt Férolation du glaucome peut se faire sans qu'à aoeun moment se manileste ancon signe d'inflammation. 11 n'est pas douteux cependant que la cbofoide ne soit la source principale de la sécrétion des liquides intra-oculaires : mais 9 la quantité de ces derniers se trouve augmentée dans le glaucome. Ilijpeffséerétion n*est pas de nature inflammatoire: elle «e rapprocherait plutôt de ceDe qui cause les hydropisies des cavités séreuses. Nous verrons d'ailleurs, pins loin, qu'il n'est pas nécessaire de faire intervenir l'idée d'une hypersécrétion pour expliquer l'augmentation de la pression intra-oculaire. Un obstacle aégeant sur le trajet des voies normales d'excrétion suffit pour la produire, si. conune cela a lieu chez Tadulte et le vieillard, la sclérotique n'est pas susceptible de se laisser distendre. L'élasticité plus grande de la sclérotique de l'enfant le met à l'abri des accidents glaucomateux. et le laisse d'antre part exposé aux conséquences de l'hydrophthalmie.
Étiologie. -La fréquence des affections glaucomateuses d'après la statistique de Esmérian est d'un peu plus de I pour 100, par rapport à l'ensemble des affections r>culaires. La proportion chez les hommes et chez les femmes est sensiblement égale, contrairement à l'opinion conununément admise. L'œil gauche n'est pas plus souvent atteint que l'œil droit. Les deux yeux sont affectés simultanément dans les trois quarts des cas.
La pigmentation de l'iris ne constitue pas une prédisposition. Mais de Wecker a signalé, après Benedict et Rosas, la grande fréquence du glaucome chez les Israélites, et Thérédilé joue un rôle incontestable dans sa production, surt/iut pour les formes inflammatoires.
L'influence de la goulle, admise par Béer, ainsi que celle de l'arthriUsme et de rathèrom^ artériel, est aujourd'hui généralement acceptée.
C'est de cinquante à soixante-dix ans que le glaucome se montre le plus souvent; il est rare chez les jeunes sujets et presque inconnu chez les enfants. La forme la plus fréquente est la forme chronique inflammatoire ;^ le glaucome aigu s'obser>'e plus souvent chez la femme que chez l'homme.
On a signalé comme causes occasionnelles du glaucome les émotions, les excès, l'insomnie, toutes les conditions qui influent sur la santé générale, mais seulement chez les individus prédisposés. Ed. Meyer dit avoir observé le glaucome à la suite de contusions de l'œil. Les névralgies du trijumeau ne sont pas une cause de glaucome.
L'état antérieur de l'œil mérite d'attirer l'attention. L'hypermétropie est habilueiie dans les yeux atteints de glaucome et la myopie ne se rencontre qu'exceptionnellement dans le glaucome primitif.
Pour le glaucome secondaire, les afl'ections de l'iris et de la choroïde sont celles qui le déterminent ordinairement. En première ligne il faut citer : l'iritis séreuse, les synéchies postérieures étendues; l'irido-choroïdite qui succède chez les gens âgés à la discision ou à une plaie de la cristalloïde antérieure, à