‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892 (volume 3)Chapitre 33 sur 108 · ANOMALIES ET DIFFORMITÉS · texte numérisé non relu

ANOMALIES ET DIFFORMITÉS

Les difformités congénitales des sourcils n'ont qu'un médiocre intérêt pour le chirurgien. Holub, cité par Mackenzie, aurait vu les sourcils constitués par une double rangée de poils, et Walther a décrit sous le nom de hétérotrichosxs, Tanomalie consistant dans Texistence simultanée de poils de couleurs différentes sur un même sujet.

A la suite des brûlures et des plaies, il est fréquent de voir les sourcils

détruits ou fortement déviés par la rétraction cicatricielle. L'altération profonde

qui résulte, pour la physionomie, de cette destruction ou de cette déviation

peut obliger à tenter une opération autoplastique. C'est ainsi que Duplay a,

dans un cas, emprunté au cuir chevelu le lambeau destiné à suppléer à Tabsencc

des poils du sourcil. Le plus ordinairement, d'ailleurs, la restauration du

sourcil se confond avec celle de la paupière, presque toujours intéressée en

même temps. Nous renvoyons donc au chapitre où sera traitée Tanaplastie des

paupières.

LÉSIONS TRAUMATIQUES

Elles consistent en contusions et en plaies par instruments piquants, tran- ^liants et contondants. Les fractures de l'arcade orbitaire avec ou sans enfon-

après leur résorption, établissant un lien entre le muscle frontal et la paupière.

Pagenstecher en 1881, a décrit une opération analogue il introduit, sans AmecUon et en la faisant cheminer sous la peau une aiguille armée d*un fil ^qpli pénètre un peu au dessus du bord libre de la paupière et ressort au-dessus .fin sourcil. Le nœud du fil est resserré chaque jour et la peau se trouve peu iitpeu sectionnée.

De Wecker a combiné l'excision d'un faisceau de Torbiculaire conseillée par de Graefe à l'opération de Pagenstecher.

Enfin le professeur Panas a fait connaître {Archives (Tophihalm., 1886, p. 1) (Que ingénieuse opération qui lui a donné deux succès et qui a pour résultat jdTassurer d'une façon non équivoque l'union cicatricielle de la paupière avec le muscle frontal, sans provoquer la douleur et le gonflement des tissus qui suivent souvent la ligature sous-cutanée. Cette opération doit être réservée aux cas de paralysie totale ou d'absence congénitale du muscle releveur(fig. 155 et 156).

Nous étudierons sous ce titre : 1° les contusions et ecchymoses; 2° l'emphylème ; 3"* les plaies ; 4<» les brûlures.

Page 1