MALADIES DU SAC LACRYMAL ET DU CANAL NASAL
paroi interne du sac. Pour cela, on a soin de pousser la sonde horizontalement par le conduit lacrymal, en tendant la paupière inférieure. Une sensation de
Fio. 209. — Stylet conique dilatateur.
résistance osseuse indique que Texlrémité de la sonde n'est séparée de Tos iinguis que par Tépaisseur de la muqueuse. La sonde est alors relevée par un
Fie. 210. — Sonde de Bowmnnn.
mouvement d'arc de cercle jusqu'à ce qu'elle soit à peu près verticale et qu'elle appuie sur la partie la plus interne de l'arcade orbitaire. La direction à donner à la sonde pour la faire pénétrer dans le canal nasal doit être oblique de haut en bas, d'avant en arrière et un peu de dedans en dehors. Le degré de cette dernière obliquité est assez bien indiqué par le sillon naso-labial auquel la sonde doit rester parallèle. Par une pression soutenue on cherche alors h introduire la sonde dans le canal nasal. Si cette pénétration est facile, on en conclut qu'il n'y a pas de rétrécissement très étroit de ce conduit et l'on substitue à la sonde n^ 1 la sonde n* 2. Il est souvent nécessaire d'inciser légèrement le point et le conduit lacrymal avec le couteau de Weber, pour introduire la sonde n<^ 2. Si la sonde n*" 5 pénètre aisément dans le canal, on peut exclure l'idée d'un rétrécissement du canal comme cause de l'épiphora et du catarrhe du sac.
Dans cette manœuvre du calhétérisme que nous venons de décrire, il ne faut jamais employer la force, sous peine de faire des fausse routes.
L'injection d'une solution boriquée, avec la seringue d'Anel, par le point lacrymal inférieur, permet aussi de se rendre compte, mais avec moins d'exactitude, du degré de perméabilité des voies lacrymales. Cependant si l'injection passe rapidement dans les fosses nasales, on en conclura qu'il n'existe pas de rétrécissement. Si l'injection passe très lentement ou ne passe pas, le rétrécissement du canal est probable bien que d'autres obstacles, tels qu'une sécrétion muqueuse épaisse ou un repli de la muqueuse, puissent aussi expliquer l'arrêt de la colonne liquide.
Lorsque ces deux explorations réunies font reconnaître l'absence de rétrécissement, le traitement doit être borné à l'emploi des injections modificatrices. On fait usage, le plus généralement, de solutions astringentes, telles que celle de sulfate de zinc à i pour 200 ou de nitrate d'argent à 1 pour 500. Dans les cas légers, la solution saturée d'aride borique, ou une solution de sublimé à 1 pour 2000. sera suffisante.
FiG. 211.
Seringue d'Anol.