I. — OSTÉO-PÉRIOSTITE ORBITAIRE
L'ostéo-périostite des parois orbitaires dont l'histoire se confond en partie avec celle du phlegmon de la cavité, présente une plus grande fréquence que cette dernière affection. Elle figure pour le chiffre de 16 pour 100, d'après de Wecker, dans la statistique des maladies de l'orbite.
Sous cette dénomination d'ostéo-périostite, il convient d'englober toutes les altérations des parois qui ont été décrites sous le nom de carie, de nécrose des os. Il n'est pas possible, sans doute, de démontrer que la lésion débute toujours par le périoste, mais la minceur des os qui forment les parois de la cavité, et l'absence de tissu spongieux dans la plus grande partie de leur étendue rendent peu vraisemblable la production d'une ostéo-myélite primitive, et les