RÉTRÉCISSEMENT
Le rétrécissement des 7iaHnes est quelquefois congénital : les narines sont alors contractées, resserrées, rappellent celles de certains rongeurs (de Saint-Germain). Le nez ainsi pincé, ne permet que d'une façon incomplète le passage de l'air, aussi les enfants ont-ils la bouche constamment béante : leur voix se distingue par un timbre spécial, que l'on ne trouve guère que chez les enfants atteints d'hypertrophie tonsillaire.
Les plaies ou ulcérations sont les causes des rétrécissanents accidentels des narines : on les observe à la suite de l'impétigo, du lupus, des fièvres éruptives, (variole), des brûlures, des gangrènes. Le revêtement cutanéo-muqueux, qui forme le contour de l'ouverture de la narine, est dans ces cas remplacé par un tissu cicatriciel, variable d'aspect, d'épaisseur et de hauteur.
Traitement. — Que le rétrécissement soit congénital ou acquis, il ne faut intervenir que lorsqu'il en résulte un obstacle à la respiration et à la phonation^ et dans ce cas, on pourra recourir à la dilatation, hYincision, ou à Vautoplastie par inflexion ou renversement,
a. Dilatation. — La dilatation con\ienl aux rétrécissements légers : elle peut se faire avec des sondes, des canules métalliques, ou des corps susceptibles de se gonfler par imbibition (éponge préparée, tiges de laminaire, de racine de gentiane).