CORYZA AIGU
a pas d'exemple de polype inséré sur la cloison), permettent de reconnaître Texistence d'un abcès.
Le diagnostic avec un cancer de la cloison nasale est plus difficile. Dans un cas communiqué à Duplay par H. Rendu, une tumeur existait des deux côtés de la cloison du nez : elle était molle, rénitente, d'une couleur blanc rosé. La pression donnait au doigt, dans la narine opposée, une sensation de fluctuation manifeste; cependant l'incision ne fit sortir aucun liquide : il s'agissait d'une tumeur encéphaloïde, qui, en peu de temps, envahit la totalité des fosses nasales et emporta le malade (Duplay).
Puisque ces suppurations chroniques sont le plus souvent symptomatiques, il est indispensable de rechercher le point de départ de la nécrose, jusque dans les sinus (*) (examen rhinoscopique, exploration avec le stylet), et de déterminer la cause tuberculeuse ou syphilitique.
Pronostic. — Si les abcès héma tiques ou lymphangi tiques n'ont aucune gravité, il n'en est pas de même des abcès chroniques liés à la tuberculose ou à la syphilis.
Traitement. — Il faut ouvrir les abcès aigus et les traiter antiseptiquement par l'ouverture, le lavage et un pansement compressif. Contre les abcès chroniques, l'incision ne suffit plus; il faut rechercher le point de départ de Tabcès, suivre les trajets fistuleux avec un stylet, et, le foyer découvert, le traiter par un raclage, l'extraction des esquilles, etc.
CORTZA AIGU
Nous décrirons sous ce nom l'inflammation aiguë de la muqueuse pituitaire.
Historique. — C'est une des afi'ections le plus anciennement connues, puisqu'il en est fait mention jusque dans les livres hippocratiques. Pendant fort longtemps on a cru que le liquide qui s'écoulait par les narines provenait des ventricules du cerveau. Schneider le premier a montré l'indépendance de la muqueuse à laquelle il a donné son nom ; en mOme temps, il faisait voir que le rhume de cerveau intéressait seulement les fosses nasales. Depuis cette époque, le coryza a été l'objet d'études fort nombreuses parmi lesquelles nous citerons celles de Rayer (') et de Billard, sur le coryza des nouveau-nés et des jeunes enfants. Plus récemment enfin, on a cherché à élucider la palhogénie du coryza, et surtout à établir les relations qui l'unissent à de nombreuses
(*) Dans une observation de Maisonnouvc (Gaz, des Mpit., 1841, p. 59), Toriginc du mal était dans le sinus frontal. Chez une malade de Quénu (Soc. de chir., octobre 18U0) le trajet flstuleux allait du sinus sphénoïdal jusque sur le dos du nez, en suivant la cloison des fosses nasales.
(*) Rayer, Noie sur le coryta des enfants à la mamelle, Paris, 1820.