‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892Chapitre 229 sur 236 · TRAITEMENT MÉDICAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT MÉDICAL

Dans les premiers jours qui suivent l'établissement d'un anus contre nature il faut d'abord relever les forces du malade par une nourriture abondante et des injections alimentaires dans le bout inférieur.

Cette dernière précaution a encore l'avantage d'empêcher l'oblitération de ce bout.

On soignera antiseptiquement le phlegmon stcrcoral qui se développe très souvent.

On évitera l'érythème et l'excoriation de la peau par des onctions de vaseline boriquée qu'on saupoudrera de talc ou d amidon ; un pansement compressif restreindra si possible l'abondance de l'écoulement.

(«) Thèse de Paris, i84i.

On a essayé de guérir l'anus contre nature par les moyens médicaux.

Lapeyronie (*) conseillait la diète, mais cette méthode n'a pour effet que de rétrécir l'orifice cutané sans agir sur l'éperon, aussi Louis a-t-il pu citer 4 cas de péritonite par perforation consécutifs à l'oblitération de l'orifice cutané obtenue par la diète.

Trélat (*) a guéri un malade en donnant un purgatif tous les six jours et de l'opium les jours intermédiaires.

Ces méthodes sont infidèles et ne peuvent donner de résultats que dans les cas d'anus établis spontanément (ou quand on s'est contenté d'inciser lanse longitudinalement sans la réséquer) et à la condition que l'orifice extérieur soit petit, non bordé de muqueuse, que le cours des matières se soit préalablement rétabli.

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