‹ Traite de chirurgie, publie sous la direction de MM. v.8, 1892Chapitre 58 sur 236 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les affections innammatoires de la mamelle portent le nom général de mastites ou mammites.

Elles doivent être divisées en deux grandes classes : les inflammations aiguës et les inflammations chroniques. Sans doute, Tétiologie de ces deux formes présente beaucoup de points communs, mais leur évolution clinique diffère du tout au tout. Les formes subaiguês ou chroniques ressemblent souvent plus par leurs symptômes aux affections néoplasiques qu'aux affections inflammatoires. Elles donnent lieu à de fréquentes erreurs de diagnostic qui, pour être souvent inévitables, n'en sont pas moins très fâcheuses.

INFLAMMATIONS AIGUËS

Depuis Velpeau et Chassaignac, on divise les inflammations aiguës du sein en inflammations péri-glandulaires et inflammations glandulaires proprement dites. Les inflammations péri-glandulaires, péri-mammaires, les paramastites (Billroth), siègent soit en avant de la mamelle dans la peau ou le tissu cellulaire sous-cutané (phlegmons superficiels, supramastites)(*) soit en arrière dans le tissu cellulaire qui sépare la mamelle de la paroi thoracique (phlegmon rétromammaire, sous-adénoïdien, inframastite). Les véritables mastites portent sur la glande elle-même. A ces variétés, il faut ajouter le phlegmon total, sorte de phlegmon diffus, de panmastite, qui frappe l'organe dans son ensemble.

Voici, résumée sous forme de tableau, la classification un peu compliquée de ces inflammations, avec les principales dénominations qu'elles ont reçues.

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