CHAPITRE II
En dehors des kystes sébacés, des tumeurs érectiles, des épithéliomas et des gommes, qui n'empruntent à la région aucun caractère spécial, on n'a signalé comme tumeurs de la paroi aJjdominale qu'un petit nombre de faits insuffisants pour tracer une histoire.
Ce sont des lipomes sous-péritonéaux, des kystes lujdntitiues et des kystes séreux encore mal connus.
\° Lipomes sous-péritonéaux. — Broca père nous a laissé l'observation d'un lipome de lô kilogrammes développé dans le mésocôlon iliaque: une observation analogue rapportée par le docteur Caudy d'Agde est moins précise.
ti" Kystes liydaticjues du tissu cellulaire sous-péritonéal. — On a observé des kvstes hydatiques dans le tissu cellulaire sous-péritonéal comme dans toutes les autres régions; ils sont particulièrement fréquents à la région ombilicale, et ils ont fait l'objet d'une étude intéressante du docteur Moutet (de Montpellier). Nous signalerons surtout la lenteur extrême de leur évolution, trente-cinq ans (Courty), dix-sept ans (Moutet), et leur tendance à la guérison spontanée. Nous ne conseillons pas de l'attendre, et il n'est pas douteux que les malades se trouvent bien d'une bonne intervention chirurgicale.