TUMEURS DE L'OMBILIC
Au doriiicr Congrès IVanrais do cliirurgie, noire collègue TulTier a communiqué un travail très intéressant sur les kystes lujdatiqices de la région rélrovcsicale ('). Ces kystes ne sont |)as rares; déjà le professeur Charcot les avait étudiés en 18o!2(-); ils ont l'ail robjot de la llièse de Legrand ('•) en 1889; TulTier en a relevé 7-4 observations, d'après lesquelles il lui a été facile de montrer que ces kystes ne se développent pas dans la paroi vésicale comme Legrand a cherché à le montrer, mais bien dans le tissu cellulaire sous-péritonéal qui est en arrière de la vessie, dans l'aponévrose proslato-péritonéale entre les vésicules séminales. Sa tendance naturelle est de cheminer en avant, décollant le péritoine qui tapisse la face postérieure de la vessie, décollant même quelques-unes des fibres musculaires de cet organe pour arriver dans la région hypogastrique, indiquant ainsi au chirurgien la voie qu'il doit suivre. L'observation rapportée par },l. Tut'fier est à cet égard très démonstrative.
ô" Kystes séreux sous-péritonéaux . — Ces kystes ont été niés par Grisolle et Bernutz; Chassaignac et Cruveilhier en ont rapporté deux exemples qui ne paraissent pas douteux. Leur histoire est encore bien incomplète.
On trouvera dans le travail du professeur Gross, de Nancy (7^ Congrès français de chirurgie), une intéressante observation de tératome dû sans doute à une inclusion abdominale. Cette tumeur se composait principalement de tissu musculaire lisse et de tissu musculaire strié avec des kystes à structure complexe, assez voisine de la structure de certaines glandes et épithéliums du, lube digestif.