‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 108 sur 250 · C. GRENOUILLETTE CONGÉNITALE · texte numérisé non relu

C. GRENOUILLETTE CONGÉNITALE

Conformément à la définition que nous avons donnée de la grenouillette, nous laisserons de côté les kystes n'ayant pas une origine salivaire. Ainsi

comprise, la grenouilletle congénitale est rare, plus peut-être que ne le croit Millier qui, sur 80 000 enfants, en a relevé 4 à 5 cas. Il est probable que souvent on a décrit comme grenouillellcs congénitales des kystes séreux multiloculaires avec poche sublinguale.

La grenouilletle congénitale peut être liée soit à une altération des glandes sublinguales, soit à une lésion de la glande de Blandin, soit à une oblitération congénitale de Vostii/m ombilicale avec rétro-dilatation du canal de Wharton. Cette dernière variété est de beaucoup la plus fréquente. Dans le premier cas, les symptômes se rapprochent de ceux de la grenouillette vulgaire, la formation kystique peut alors être bilatérale (voy. fig. 85); dans le deuxième, la tumeur est surtout linguale: dans le dernier, la tumeur ordinairement unilatérale, est oblongue d'avant en arrière à

FiG. 83. — Kystes glandulaires et symétriques du planl cher de la bouche de chaque côté du frein. (Lannelongue et Achard.)

(') Voy. plus haut, p. .>0.j.

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