‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 15 sur 250 · ASSOCIATION DES DIVERSES FISSURES · texte numérisé non relu

ASSOCIATION DES DIVERSES FISSURES

labiale et osseuse était latérale et non point médiane. Ce qui se comprend d'ailleurs, car la malformation était provoquée par une volumineuse tumeur (').

Du côté des parties molles, on observe une fissure labiale de hauteur variable, depuis une simple encoche jusqu'à une division de toute la lèvre, et même dans les laits de Parise, de Lnnnclongue, de Wœlfler, un sillon cicatriciel médian descendait de là le long du cou jusqu'à la fourchette stcrnale.

En regaril de la solution de continuité des parties molles, exisie parfois une solution de continuité du maxillaire inférieur et même, comme chez les sujets de Parise, de Thorndicke, de Wœlfler, à un degré plus avancé, la IjiRdité de la langue est possible. Cette bifidité a, d'autre part, été observée par Poolev, par G. Barling, sans que la lèvre et la mâchoire fussent fendues.

Mais ici intervient une difficulté embryologique : on admet aujourd'hui, avec His, que la pointe de la langue, tout comme la base, naît par un germe primitivement unique, le tuberculum impar. Aussi His affirme-t-il, dans une lettre à W'œlller, que la bifidité de la langue ne peut s'expliquer par un simple défaut de coalescence. Mais, ajoute-t-il, le tronc aortique, primitivement pair, puis soudé en un tronc médian, a son origine première dans la région où sera le liibevculum bnp(i)', et de là, secondairement, il descend jusque dans la cage thoracique. Supposons donc là une adhérence anormale, une migration tardive, et nous pouvons comprendre que le tuberculum impar soit de la sorte pour ainsi dire coupé en deux. D'ailleurs un autre fait est à mettre en regard de l'explication précédente, l'existence du sillon médian allant du menton au sternum, alors que dans cette région, occupée parle champ méso-branchial, aucune coalescence embryonnaire n'a lieu.

Seplours(-) a publié nue observation bizarre, mais trop peu précise pour être concluante, de Irifldili' de la langue. On ne saurait dire de quoi au juste il s'agissait.

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Il est fréquent, pour les fissures prolongées, que les deux cùlcs de la face présentent chacun uns fente, mais les lésions dans bien des cas ne sont pas symétriques, et l'on peut observer les associations les plus diverses entre les diverses variétés, simples ou complexes, totales ou partielles, qui viennent d'être décrites. On peut aussi observer l'association d'une lésion purement mécanique, par bride, et d'une fissure typique située du côté opposé. Quelquefois avec une fissure génienne, typique ou atypique, existe un bec-de-lièvre simple du même côté. Au massif maxillaire supérieur en particulier, Meckel a vu un trait médian et un trait latéral, et sur des pièces non moins exceptionnelles de Leuckart, de Ilallez(^), de Deramond, au trait médian s'ajoutaient deux traits latéraux. Ce n'est pas tout, et ces diverses fissures se joignent parfois aux malformations déjà étudiées du nez, des oreilles, des yeux.

(') Couronné, Ann. de la Sûi: de inéd. de Montpellier, 1819, p. 107. — Parise, DuII. gén. de lliérap., 1802, t. LVII, p. 269. — L.\NNELONauE, Bull, et mém. de la Soc. de chir.. 1879, nouv. série, t. V, p. 617. — Thorndicke, Mcd. and suvg. rep. of the City Hosp. of Boston, d'après Ceniralhlall fiir Chir., 1882, p. 70'.). — A. Wof.lfler, An-h. f. klin. Chir., 1890. l. XL, p. 795. Pour l'observalion de Faucon, vov. M.\gitot, De lu jndij^/nnthie. Ajiii. île (jijucr., 1875, t. IV, p. 81 et ICI.

(*) SEPTOcris, Union mcd., Pai'is, 1870, 3" sc'rie, I. X.XI, p. 209.

(■') U.KLLL/., Bull, de la Sor. anal., 1808, p. O,'».

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