ANOMALIES DES DIVERS PLANS UU THORAX
(Ml liaul, les iiiféiieurs en bas, d'où une raie nette. Peut-être ce l';iit tient-il à quel(|ue particularité de structure de la peau.
Les .\nom\lies des muscles thor.\cioues sont très bien connues. Elles n'ont ;ni point de vue chirurgical qu'un intérêt très secondaire. Nous nous contenterons d'en rappeler, d'après Testut, quelques points principaux.
Le muscle grand pectoral peut se diviser en plans ou faisceaux distincts, ou se fusionner avec les muscles voisins, le deltoïde en particulier. Dans ce cas, la veine céphalique gagne directement le creux axillaire, ou perfore le muscle audessous de la clavicule, ou bien passe au-dessus de celle-ci poui- rejoindre l'un des troncs veineux cervicaux. L'absence partielle ou totale du grand pectoral est rattachée par Testut à une cause pathologique. Brieger a cependant présenté à la Société de médecine de Berlin (mars 18'J0) un homme chez lequel manquaient du côté droit les deux muscles pectoraux. Or, chez cet indivitlu, une membrane rappelant l'aile de la chauve-souris était étendue entre le tronc et le bras droit, et de plus il existait une syndaclylie de la main du même côté.
Les muscles sous-clavier, cla vlculaires surnuinéraires, intercostaux, surcoslaux, triangulaires du sternum, varient fréquennnent dans leurs dimensions et leurs insertions. On a signalé l'existence d'un petit faisceau sternn-costo-coracovlien: eidln Ledouble a trouvé 5j fois sur 722 dissections un muscle anormal situé en avant du sternum, immédiatement sous la peau, qu'il appelle muscle présternul .
Signalons à côté des anomalies musculaires deux particularités touchant les artères de la paroi : Les branches externes ou intercostales antérieures de la mammaire interne sont en général au nombre de deux pour chaque espace intercostal. Assez souvent on les voit naître toutes les deux par un tronc commun.
La sous-clavière donne parfois une branche surnuméraire qui descend au niveau de la ligne axillaire et en dedans du thorax le long des quatre ou cinq premiers espaces intercostaux. C'est l'artère mammaire interne latérale. Cette liranche artérielle pourrait, à cause de sa direction verticale, être ouverte dans les pleurotomies hautes, faites au niveau des premiers espaces, chose qui se présente l'arement en pratique, sauf dans le cas de pleurésie interlobaire.
Du CÔTÉ DU SQUELETTE les anomalics des côtes et du sternum ont été l'objet de nombreuses observations.
Les anomalies des côtes peuvent porter sur le nombre, les dimensions, la forme.
Les côtes surnuméraires sont cervicales ou lombaires; les premières sont plus communes. On en trouve ordinairement une de chaque côté. Lorsque les côtes cervicales acquièrent une longueur d'au moins 5 à 6 centimètres, l'artère sousclavière passe au-dessus d'elles. Si la côte est plus courte, le vaisseau n'a plus de connexion qu'avec la première côte dorsale (Halbertsma, Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1857, p. 6M). J'ai assisté, il y a quelques années, à une résection que mon collègue Perier a dû pratiquer à Lariboisière, pour remédier à la compression qu'une côte surnuméraire exerçait sur le plexus cervical du côté droit.
Les anomalies par défaut sont beaucoup moins fréquentes que les anomalies par excès, et encore sont-elles rarement complètes, en ce sens que la côte avortée, — ordinairement la première, — est presque toujours bien développée dans sa portion vertébrale et seulement atrophiée dans sa portion siernale. (Paulet, art. Côtes, Dict. encyclopédique.)
On a signalé des bifidités des côtes et surtout de leurs cartilages, des prolongements latéraux par lesquels elles peuvent s'unir, etc.
La convexité normale des côtes peut être peu marquée; on a même vu ces
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