‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 198 sur 250 · PLAIES DE LA POITRINE · texte numérisé non relu

PLAIES DE LA POITRINE

m.ESSURES LAKGES PAI! INSTRUMENTS TRANCHANTS

Los blessures un peu larges présenlenl, à côté d'une plaie pulmonaire plus ou moins étendue, une ouverture béante de la paroi. De là les caractères en ([uelque sorte mixtes de ces blessures.

Le •^mcumolhorax, qui ne manque pus de s'y protluire, a deux sources à la fois : l'ouverture de la paroi et l'ouvei'ture bronchique. Rarement il s'accom- ])agne d'un emphysème étendu, à moins que le chirurgien n'ait pratiqué l'occlusion de la blessure, ce qui la ramène aux conditions d'une plaie étroite avec ouverture de canaux bronchiques importants.

U hémorragie, quelle que soit son origine, se fait tout d'abord dans la cavité pleurale. Le sang sort de la plèvre en bavant ou en jet, à chaque expiration. Il peut être retenu par une suture exacte de la plaie et donne ainsi naissance à l'hémothoi-ax. Comme dans les autres blessures du poumon, l'infection de la cavité pleurale seule soit par la voie pariétale, soit par la voie bronchique, détermine des complications de pleurésie séreuse ou purulente. Par la suttire exacte de la plaie on se met en garde, à la condition de faire cette petite opération d'une façon bien antiseptique, contre les dangers que la suppuration de la blessure et le contact d'objets impurs pourraient faire courir à la plèvre. Ou peut arriver au même résultat sans fermer la blessure en j)rotégeant siuq)lemenl celle-ci par un large pansement antiseptique. J'ai eu l'occasion de voir guérir de la sorte sans complications des plaies de poitrine largement ouvertes et que je n'avais nullement suturées.

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