‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul Reclus (volume 5)Chapitre 6 sur 250 · AIÎRËTS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FACE ET DU COU · texte numérisé non relu

AIÎRËTS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FACE ET DU COU

logi(iiies (lu lliymus et de la glande carotidienne. D'après Fol, c'est la (juatiièmc poche qui est en jeu, mais toujours par son épithélium endodermique.

2° Le développement de la langue a donné lieu à de grandes discussions. D'après Rcichert, elle se forme par deux bourgeofis nés, vers la cinquième semaine, de la face interne des ares mandibulaires. Selon His, il n'en est rien. Le (uberculiim impar constituera la pointe de la langue; quant à la bai?e, elle naît d'une pièce, également impaire, située entre la précédente et la furcula, et dépendant à la fois des extrémités antérieures du 2" et du 5= arcs. La ligne de fusion entre ces deux rudiments est en forme de V : ce sera le V lingual, et le développement du corps thyroïde va nous apprendi'c ce que c'est que le foramen crecum.

3° Le corps lliyroïde, d'après les recherches de His, Born, Wôlfler, Stieda, se développe par trois invaginations parties des poches branchiales : une médiane et deux latérales. L'invagination médiane s'enfonce entre la pointe et la base de la langue, puis traverse ce qui sera la membrane thyro-hyoïdienne et descend jusqu'à tomber sur le fer à cheval formé par les deux invaginations latérales. Celles-ci, parties du fimdus branchialis (quatrième sillon interne) et accompagnées de formations accessoires qu'a décrites avec soin Prenant, convergent en effet vers la ligne médiane. On voit ainsi comment se forment d'une part les lobes latéraux, d'autre part la pyramide de Lalouette. Quant à la partie supérieure de l'invagination médiane, elle est destinée à se résorber vers le deuxième mois. Quelquefois, cependant, ce conduit lingual ou thyréo-glo^xc persiste et porte souvent alors le nom de canal de Bochdalek.

4» Une dernière question se pose : Quelle est, dans la cavité bucco-pharyngienne, la limite de l'endoderme et de l'ectoderme, c'est-à-dire où est la jonction de Vaditits anlerior et du sinus buccal? On sait avec quelle ardeur, se fondant surtout sur la structure de la muqueuse, Robin soutenait l'origine ectodermique de l'œsophage. Malgré cet argument, certainement puissant, Robin semble avoir tort, et, en particulier, un fait remarquable de cloisonnement persistant, décrit par MM. Duval et Hervé, montre que la cloison siège juste en arrière du voile du palais (').

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