‹ Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay [et] Paul ReclusChapitre 121 sur 260 · CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS ANATOMIQUES

moyen, si Ton ne prend pas la précaution de le faire cheminer immédiatement au-dessus du plancher des fosses nasales (fig. 264). Dans le méal inférieur, le plus large des trois, s'ouvre le canal nasal, dans un point que nous avons déjà fixé (fig. 261 et 264).

5" Omfices des fosses >'asales. — La meilleure comparaison que l'on puisse donner des ori/kes antérieurs des narines est celle d'un cœur de carte à jouer, séparé en deux par une cloison médiane. Chaque orifice représente un ovale (fig. 260) dont la petite extrémité est en avant et la grosse extrémité en arrière; il regarde directement en bas, d'où la nécessité, pour explorer les narines et les fosses nasales, de porter la tête en arrière et de relever autant que possible le lobule du nez (Tillaux). L'orifice antérieur des fosses nasales est représenté par l'orifice supérieur des narines (fig. 261 et 264).

Les orifices postérieurs des fosses 'nasales (fig. 267) ont la forme de deux rectangles dont les angles seraient arrondis. Leurs limites sont : en dehors, l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde ; en dedans, une cloison commune, médiane, formée par le bord postérieur et tranchant du vomer; son bord inférieur est marqué par l'union du voile du palais et^de la voûte palathie; supérieurement, il a pour limite la voûte de l'arrière-cavité des fosses nasales.

Le gr^nd diamètre de l'ellipse est tical et il mechez l'adulte

Fig. 267. — Orifices postérieurs des fosses nasales. (Grandeur naturelle.

Adulte.)

Fig. 26b'. — Coupe antéro-postérieure destinée à montrer l'arrière-cavité des fosses nasales. (Tillau.x:.)

2 à 2 centimètres 1/2, tandis que l^e diamètre horizontal n'en mesure guère que la moitié; comme on le voit sur cette figure 267, empruntée à Tillaux, le dia-

CONSIDI'IRATIONS ANATOMIOUES. 507

ni(Mro horizoïilal csl ivlivci \)i\v la saillie vu dedans de la Iroiiipo d'Eustachè.

Muqueuse pituitaire. — Au ])oint de vue embryologique et physiologique, la niuipuMise piluilaire conq)reud deux portions : l'une supérieure ou olCaclive ; l'autre, respiratoire, occupe le reste de la cavité des fosses nasales.

L anatoniie consacre celle division : la muqueuse olfactive est mince, peu riche en vaisseaux; elle est tapissée d'un épithélium à cils vibratiles, qui alterne par [)laces avec un épithélium sans cils vibratiles. C'est dans cette région (du méat supérieur) qu'on trouve les expansions terminales des nerfs olfactifs.

La nuuiueuse respiratoire (méats inférieur et moyen) se distingue par .son extrême épaisseur, pouvant atteindre 4 millimètres, par l'existence d'un riche plexus veineux; sur le cornet inférieur la muqueuse prend l'aspect d'un tissu caverneux, tant sa richesse vasculaire est grande.

Il n'existe pas sur la muqueuse de papilles ; elle est revêtue d'un épithélium cylindro-vibratile qui quelquefois est stratifié; elle renferme un très grand nombre de glandes acineuses.

Cette muqueuse se continue avec le revêtement interne des narines, qui, par ses papilles vasculaires, son épithélium pavimenteux stratifié, a tous les caractères de la peau.

La muqueuse pituitaire envoie desjprolongements dans le canal nasal et dans le sinus; elle se continue avec la muqueuse du pharynx nasal (fîg. 238).

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