D. — SINUS DE LA FACE OU CAVITÉS ACCESSOIRES DU NEZ
Cathétérisme. — Nous connaissons les rapports généraux des sinus maxil-
IGÉRARD-MARCHANT l
yU8 CONSIDÉRATIONS ANATOMIOUES.
laire, IVûiilal ci sphrnoïdal, cl la siUialion précise de leur orilice dans les fosses nasales. Les autres détails analomiques seront rappelés en faisant la pathologie des sinus; nous exposerons seulement ici les recherches de Ilansberg- (') de Dortmund, sur le sondage des cavités accessoires du nez; ce travail, basé sur rexamen de 80 crânes, tend à démontrer que le cathétérisme des sinus est plus facile qu'on ne le croit généralement, et que cette exploration indiquée dans un grand nombre de cas, devient un précieux moyen de diagnostic.
Pour le cathétérisme dit sinus maxillaire, Hansberg conseille l'emploi d'une sonde longue de 15 centimètres, et offrant une épaisseur de 1/2 ou de 1 millimètre. Son • extrémité doit former avec le reste de la tige un angle de 110 degrés sur une longueur de 6 millimètres au plus. A la faveur d'un bon éclairage et après cocaïnisation préalable de la muqueuse, l'instrument est introduit dans le nez de manière que sa pointe (qui est boutonnée) soit dirigée en haut et conduite, sans la moindre violence, entre le cornet moyen et la paroi nasale externe. Dès que la pointe de la sonde a atteint la partie moyenne du cornet (fig. 264), on la porte en dehors et Ton pénètre généralement sans difficulté dans l'hiatus semilunaire.
Sini(s frontal. — Dans la moitié des cas, l'extrémité antérieure du cornet moyen masque l'orifice de cette cavité (fîg. 266), et devra être préalablement réséqué. Hansberg se sert encore d'une sonde boutonnée ayant de 1/2 à 1 millimètre d'épaisseur, dont l'extrémité, sur une longueur de 5 centimètres, fait un angle de 125 degrés avec le reste de la tige, et regarde en avant par sa concavité. La portion coudée et recourbée de la sonde étant dirigée en haut, on la pousse entre la paroi externe de la fosse nasale et l'extrémité antérieure du cornet moyen, en la faisant cheminer obliquement en haut et en avant. En cas d'arrêt, il faut modifier l'obliquité de sa portion terminale. On est averti de la réussite du cathétérisme par la direction de la sonde et sa pénétration dans la fosse nasale au delà de 5 centimètres, à partir de l'orifice de la narine, cet orifice étant généralement distant de cette longueur du plancher au sinus frontal. La lumière du canal naso-frontal peut d'ailleurs être considérablement rétrécie par la présence de cellules ethmoïdales qui font saillie soit en avant, soit en arrière, soit latéralement, ce qui rend le cathétérisme quelquefois impossible. Cette manœuvre tend d'ailleurs à être abandonnée.
Sinus sphénoïdal. — Sonde de 1 millimètre ou 1/2 millimètre d'épaisseur^ ayant 15 centimètres de long et recourbée vers son extrémité. La pointe de l'instrument étant dirigée en haut et en arrière, on devra le pousser obliquement entre le cornet moyen au point de réunion entre sa moitié antérieure et sa moitié postérieure et la cloison, jusqu'à ce que l'on vienne buter contre la paroi antérieure du sinus sphénoïdal. Alors la pointe de la sonde, étant légèrement portée en dehors, s'engagera facilement dans l'orifice du sinus. Zuckerkandl conseille pour cette opération de pousser la sonde suivant le prolongement du cornet moyen; mais, comme le remarque Hansberg judicieusement (voy. fig. 268), cette manœuvre est fausse, puisque le plancher du sinus est placé sur un niveau supérieur à celui du cornet,
(*) Hansberg, Die Sondirung der Nebenhôîen der Nase. MonalschrifL fiir Ohrcnheilkuude, 1890, -p. 3, et Journal de laryng'ot. et de rhinol., t. III, n" 4, août 1890.
PROCEDliS IVEXPLORATIOxN DES FOSSES NASALES. 5C9
TECHNIQUE DES PRINCIPAUX MOYENS DE DIAGNOSTIC ET DE TRAITEMENT DES MALADIES DES FOSSES NASALES (')