I. — MOYENS DE DIAGNOSTIC — PROCÉDÉS D'EXPLORATION DES FOSSES NASALES
Avanl de recourir aux moyens (rexplornlion, il faudra faire une inspection rapide des fosses nasales. On remarquera tout d'abord si le malade ne présente pas la physionomie caractéristique de la sténose nasale; on procédera ensuite à l'examen extérieur du nez, en constatant s'il existe une affection de la jJeau, s'il y a de la rougeur et du gonflement du bout ou des ailes, si le nez est pincé ou aplati, s'il est dévié en totalité ou en partie; on se rendra compte par la palpalion de Vétat des portions osseuses et cartilagineuses.
Puis, on constatera le degré de perméabilité des deux narines (tant pendant l'inspiration que pendant l'expiration), en disant au malade de fermer la bouche et d'aspirer lentement, puis de souffler brusquement, en ayant soin d'obturer complètement avec le doigt, tantôt une narine, tantôt l'autre.
A. Rhinoscopie antérieure. — On a donné le nom de rhinoscopie à l'examen des fosses nasales.
Pour être complet, cet examen doit se pratiquer de deux façons : d'abord par les narines d'avant en arrière, c'est la rhinoscopie antérieure, ensuite par le pharynx d'arrière en avant, c'est la pharyngoscopie ou la rhinoscopie postérieure.
Pour bien faire la rhinoscopie, il faut avoir à sa disposition une source lumineuse, qui donne une lumière blanche, la plus blanche possible, et se servir d'instruments spéciaux, qui permettent d'obtenir une dilatation suffisante de l'orifice des narines.
Éclairage. — Pour bien voir la cavité des fosses nasales, il faut un éclairage assez puissant et à lumière blanche. La lumière du jour étant insuffisante, celle du soleil faisant souvent défaut, et ayant de plus le désagrément de donner une sensation de chaleur très pénible, pour peu que l'examen se prolonge, nous conseillons de prendre l'habitude d'avoir recours à une lumière artificielle, bec Auer, lumière électrique et, à leur défaut, lampe à huile.
L'éclairage direct semble rentrer en faveur, grâce au perfectionnement des lampes électriques. Le photophore frontal de Hélot (de Rouen) est le premier des appareils de ce genre qui ait été inventé (1885) et l'un des meilleurs encore. Il se compose essentiellement d'une petite lampe à incaàidescence, enfermée dans un cylindre métallique entre un réflecteur et une lentille plan-convexe. La lentille est mobile d'arrière en avant pour faire varier la convergence des rayons lumineux, et l'appareil possède une articulation à noix qui lui permet de prendre toutes les positions nécessaires. Il se fixe sur la tête à l'aide d'un bandeau frontal et permet au médecin de se servir des miroirs laryngoscopiques habituels et de se rapprocher de son malade autant qu'il est nécessaire.
(*) Consulter S. Duplay, Tcdiniquc des principaux moyens de diagnostic el de traitement des maladies des oreilles et des fosses nasales, Paris, 1889.
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