FRACTURES DES OS PROPRES
Étioîogie. — Les fractures des os nasaux sont relativement rares; si le nez, par sa proéminence, semble plus exposé aux divers traumatismes, il ne faut pas oublier que les os propres sont protégés par la saillie du front et par celle de la portion cartilagineuse; leur disposition en voûte accroît encore la résistance qu'ils offrent aux corps vulnérants.
Elles sont plus fréquentes chez l'homme que chez la femme, et n'auraient jamais été observées dans le jeune âge (Malgaigne).
Elles sont toujours le résultat de causes directes, et succèdent à des coups ou des chutes portant directement sur les os; aussi est-il fréquent de les voir s'accompagner de lésions des téguments plus ou moins étendues.
Anatomie pathologique. — La solution de continuité intéresse presque toujours les deux os propres du nez; les fractures unilatérales, admises par J.-L. Petit, sont regardées comme très rares par Duverney.
Le trait de fracture, suivant la direction primitive du corps vulnérant, se rouve vertical, transversal ou oblique.