‹ Traité de chirurgie (volume 2)Chapitre 156 sur 166 · KYSTES SPERMATIQUES · texte numérisé non relu

KYSTES SPERMATIQUES

rition chez les vieillards à l'époque où commencent les dégénérescences séniles, leur existence au milieu d'un tissu sclérosé. Les restes du corps de WolfT n'ont plus aucun rôle à jouer dans les petits kystes. Tout au plus l'hydatide sessile et levas aberrans de Haller subissent- ils, eux aussi, le môme travail de sclérose; ils deviennent kystiques par desquamation de la couche épilhéliale, accumulation des débris cellulaires, exsudation d'un liquide albumineux et colloïde. Mais la question l'este, de savoir si les kystes sclérosiques sont toujours lenticulaires, comme l'affirme Gosselin, ou si, comme le pense Kocher, ils peuvent grandir et ne sont qu'un premier degré des grands kystes séreux ou spermatiques.

Voici que, dans un travail récent, Poirier divise ces kystes en deux variétés : les kystes de régression d'Arthaud et Monod, placés sur la face convexe de la tète de l'épididyme, puis les kystes séreux qui ne sont pas plus fréquents chez les vieillards que chez les adultes; ils siègent dans la séreuse et le tissu sousséreux et abondent aux points de soudure de l'épididyme avec le testicule.

Cette soudure est tardive : « elle se fait par de fortes adhérences qui s'avancent assez loin sur la surface de l'organe et

cloisonnent l'espace compris autrefois entre la glande et son conduit, enfermant ainsi de larges surfaces séreuses », origine de ces kystes particuliers; ils sont tapissés, non par un épithélium vibratile, mais par des cellules pavimenteuses. Daprès Poirier, ces kystes peuvent grandir et seraient l'origine des kystes spermatiques.

FiG. 283. — Kystes épididymaires dus à la coalescence de la séreuse de l'épididynie avec celle du testicule. (Paul Poirier.)

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