‹ Traité de chirurgie (volume 2)Chapitre 50 sur 166 · KYSTES SÉREUX SIMPLES · texte numérisé non relu

KYSTES SÉREUX SIMPLES

Rayer, Maladies des reins, t. III, p. 224. — Virciiow, Traité des tumeurs. Trad. française, p. 267. — Lancereaux, art. Rein du Dict. encyclopédique. — Le Dentu, Affections chirurgicales des reins, p. 475. — Terrier, Revue de chir., 18S0, p. 545. — Tuffier, Académie de médecine, 1801, et Arch. de méd., 1891, t. XXVHI, p. 5. — Klippel, Soc. anat., 1895. — Réca- MIER, Ann. des mal. des org. r/én.-urin.,' 1895, p. 185. — Jacobsox, Soc. anal., 17 avril 1897. — Newmann, Glasgow Med. Journ., mai 1897.

Anatomie pathologique. — Ces kystes se présentent sous deux aspects qui ne sont peut-être que le résultat d'un même processus, mais qui sont bien différents au point de vue clinique : les petits et les grands kystes.

Les petits kystes ont un intérêt médical, ou mieux ils intéressent surtout les anatomo-pathologistes. Ils se présentent sous forme de petits grains vésiculeux, variant du volume d'une tête d'épingle à celui d'une noisette. Ils sont uniques ou en petit nombre. Ils siègent dans la substance corticale et font saillie à sa surface. Quand ils occupent la région médullaire, ils sont plus petits. Leur paroi est mince, transparente. Le liquide qu'ils contiennent est limpide, séreux, rarement noirâtre, différent par sa composition du liquide urinaire. On les rencontre fréquemment dans la néphrite interstitielle.

Les grands kystes ne diffèrent des précédents que par leur volume plus considérable qui en fait de véritables tumeurs du rein. Ils sont rarement multiples, et varient de la grosseur du poing à celle d'un volumineux kyste ovarien. Leur siège importe à la thérapeutique. Ils occupent dans quelques cas le centre du rein qu'ils divisent en deux fragments, en repoussant en haut et en bas les deux extrémités. Bien plus souvent on les voit à une des extrémités de l'organe, qu'ils renflent considérablement (voy figure 100). J'ai relevé cette situation sur 7 observations suffisamment détaillées : 6 fois le kyste siégeait à l'extrémité supérieure, 1 fois à l'extrémité inférieure. Cette localisation peut avoir une grande importance thérapeutique. La forme de ces kystes est arrondie et la plus grosse partie de la masse tend à sortir du rein; plus rarement elle est partie extra-, partie intrarénale. — La paroi externe est lisse, sans nodosités ni bosselures; elle laisse voir la transparence du liquide; elle adhère au rein avec lequel elle fait corps, si bien qu'il est impossible de l'énucléer; il faut la disséquer pour la séparer duparenchyme voisin. La face inteime ressemble à la surface lisse d'une synoviale, mais des bandes fibreuses font souvent relief à sa surface, et on voit des veines plus ou moins grosses au-dessous de la membrane limitante. Cette paroi peut devenir très mince par distension progressive, elle peut aussi acquérir une épaisseur considérable, devenir fibro-cartilagineuse ou s'infiltrer de sels calcaires; c'est ce qui a donné lieu, à mon avis, à la description de kystes athéromateux. Elle est constituée par du tissu fibreux, et l'on ne trouve à sa surface qu'un épilhélium aplati, ou un vernis protoplasmique sans hauteur et pourvu de noyaux.

Le contenu est en général un liquide jaune citrin, clair, limpide, quehjuefois gélatineux ou sanguin. Quand il rappelle par ses caractères physiques le liquide urinaire, il en ditïère par sa composition. Il résulte des analyses de ]\I. A. Robin,

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