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CHAPITRE II

TRAUMATISMES DE LURÈTHRE

Travaux fondamentaux. — Poncet, Note sur le siège précis des ruptures de l'ui-Mhre et sur leur mécanisme. Lijonmcd., 10 déc. 1871. — Gras, Mémoire sur les ruptures de rurèlhie. Bull, de la Soc. de chir., t. II, p. 804, 82'2 et 852, 1870. — Guvox, Rapport sur le mémoire de Gras. Ibid. — Gras, Bull, de ta Soc. de rlûr., p. 159, 20 février 1878. — Terrillon, Des ruptures de l'urèthre. Thèse d'agrégation. Paris, 1878. — Ouénu et PicouÉ, art. Urèthiu: du Dict. encycl. — Kauffmann, Verïelzungen und Krankheilen der mannlichcn Harnrôhrc und des Pénis. Deutsche Chirurgie von Billrolh und Lurke, Lieferung 50, p. 110 à IW. — IIagler, Zur Behandlung der llarnrôhrenverlelzungen und ihre Folgen. Deutsche Zcilschrift fiir Chirurgie, t. XXIX, p. 277, 1801.

Thèses. — Des ruptures de l'urèthre par contusion pécincale. — Mauot, Paris, 18.")7. — TuilîAULT, Paris, 1865. — Lahmande, Paris, 1867. — Badin, Paris, 1870. — Gazaux, Paris, 1872 — AUxsoN, Paris, 1874. — Obissier, Paris, 1876. — Petit, Paris, 1877.

Déchirures de l'urèthre dans les fractures du pubis. — Regnault, Tlièse de Paris, 1865. — Durand, Paris, 1869. — Gloagen, Paris, 1871.

PLAIES DE L'URETHRE

Protégé en arrière par les bourses, l'arcade pubienne cl la partie supérieure des cuisses, enchâssé en avant dans la gouttière des corps caverneux, lurèthre se trouve à l'abri des instruments piquants et tranchants, quand la verge reste à l'état flasque. Aussi ses plaies isolées sont rares; si sa portion périnéale demeure vulnérable, il est difficile que sa portion pénienne soit blessée sans que les corps caverneux ne soient atteints du même coup. — Les piqûres uréthrales n'olïrent aucun intérêt : c'est une lésion exceptionnelle, promptement réparée. Les sections longitudinales de l'urèthre sont d'une cicatrisation rapide et simple, elles ne menacent pas le calibre du canal; les incisions de l'uréthrotomie interne sont là qui témoignent de leur bénignité évolutive.

Il n'en est pas de même des sections obliques ou transversales du canal, dont le siège presque constant correspond au tronçon périnéo-bulbaire, ou à la portion pénienne. L'hémorragie est généralement abondante : elle dépend, d'ailleurs, de la blessure concomitante des corps caverneux, plus que de la plaie uréthrale. Aussi, ces traumas se rattachent-ils avec plus de raison aux plaies de la verge. La blessure transversale la plus simple, si on l'abandonne à la cicatrisation spontanée, ou si l'on se borne, à l'exemple d'Arlaud et de Reybard, à la suture de la peau, laisse toujours après elle un rétrécissement dont la gravité, ainsi que le fait observer Voillemier, varie avec l'étendue, le siège et le mode de réparation de la plaie. Si l'urèthre a subi une section circonférentielle totale, les deux bouts sécarlent, se cicatrisent à distance et n'ont comme trait d'union (pi'un anneau inodulaire très rétrécissant. Si, au contraire, le canal n'est entaillé que par un secteur de sa circonférence, si surtout la réunion s'est faite correc-

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iement et par première intenlion. il en résulte une cicatrice mince et étalée qui laisse au tube uréthral son plein calibre.

Kaulïmann le premier, Hâgler après lui, ont démontre expérimentalement que la suture à points perdus, dans les plaies uréthrales, assure une cicatrice plate et non rétrécissante. Hâgler, dans une de ses expériences, coupe Turèthre sur toute sa circonférence; il réunit les deux bouts par des points au catgut, comprenant toute l'épaisseur de Turètlire et la muqueuse; la plaie périnéale est fermée, sauf à l'angle inférieur; pas de sonde à demeure; en neuf jours la plaie est cicatrisée et la miction continue à être normale; l'urètlire ne montre aucun obstacle à la sonde exploratrice. Deux mois après, l'animal est sacrifié : la cicatrice uréthrale est menue, à peine saillante dans la lumière du canal, adhérente par un seul point aux tissus sous-jacents. Ces expériences fixent ici la conduite thérapeutique. La suture" uréthrale, ou juxta-uréthrale, par des points perdus au catgut, appuyée par une couture étagée du périnée, est le plus sûr moyen d'assurer à l'urèthre une réunion cicatricielle souple et un calibre normal.

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