Traité de chirurgie
On observe danslelissu osseux les mômes variéU'^s de tumeurs que dans les parties molles. Kn dehors des exostofies ou osti'oyncs (jui se déveiojjpent à peu prt^s exclusivement sur le scjuelcUe, en dehors des lumcurx myéloïdes, de certaines tumeurs pulsalUcs, des anévrysjnes des os, qui emprunlcnl à leur si(''^^c une physionomie spéciale, nous ne voyons au point de vue analonncjuc aucune dilTérence réelle entre les deux ^Mandes classes de néoplasmes. Le siè}?e seul dilïère.
Dans cette étude, ncuis nous conformerons à la «lassilication iinpost'c j);ii l'anatomie |)ath(>l(»i,M«|ue, (juoi qu'elle nous oMij^^e à en*(l()b(M' sous le même nom des nét>plasmcs d':dlin-(\ île malii^'-nité fort dilVérentes.
L'ancienne division clinitpie des tumeurs en tumeurs hé ni y nos et UKilit/ncs subsiste toujf»urs. La structure du néoj»hisme, est, en elTet, incapable, jiar ell(" seule, le plus souvent, de nous édifier sur sa mai'che. sur sa i^^i-avilé. il faut tenir compte du terrain, du siè^-e de la lésion, etc.. de loiil ini ensemble d indi«'ali(^ns <pn^ la cliniipie peut seule fournir. C'/esl ainsi, par exenqde, cpi'au point lie vue analomiijue, il n'existe pas <le ditVérences réelles entre un cliondrome des phalanges, des métacarpiens et un chondrome des extrémités d'un os \ur\tjr de l'humérus, du fémur, et cc|)endanl \o, pronostic; de ces deux variétés de tumeurs sera, de parleur siège, tout ditVerenl. Dans le premier cas, la lésion, pendant de longues années, i)endanl loul«^ la \ie méjue, n'entraînera Tii.\iTK DE cinmru.n;. — III. I
le plus souvent, que des troubles ronclionnels, tandis que la tumeur de l'os long-, se eomporlera parfois comme un néoj)lâsme de mauvaise nature, infectant les ganglions et se généralisant. Nous pourrions, disions-nous, dans V Encyclopédie internationale de chirurgie, tome IV, 1885, à propos des sarcomes qui ont une évolution différente, qu'ils occupent les gencives, le bord des alvéoles ou les extrémités des os longs, multiplier les exemples de ce genre.
Les recherches bactériologiques de ces dernières années sont restées à peu prés muettes quant à la pathogénie des néoplasmes. En ce qui concerne les tumeurs des os, nous ne trouvons aucune donnée nouvelle.
Nous étudierons d'abord celles qui sont constituées par du tissu osseux : les cxostoses et les Injperostoses, puis les diverses tumeurs cancéreuses, terme générique comprenant diverses variétés, dont les deux termes extrêmes, au point de vue du pronostic, sont, d'une part, certaines tumeurs inijéloïdes, et d'autre pari les carcinomes, les osléosarcomes proprement dits. Les tumeurs pidsatiles, les ki/stes des os, et surtout les" /,v/.>^^^.s ]t)jdali<iues feront l'objet d'un chapitre étendu. Nous signalerons en terminant quelques néoplasmes exceptionnels, les lijmpliadénomes, les fibromes, les myxomes et les lipomes.