AU POINT DE VUE DE L.UJE AUQUEL SURVIENT LACCIDENT
Paralysie Folie.
Première enfance
Enfance
Adolescence
Age adulte
y AU POINT DE VUE DU TEMPS ÉCOULÉ ENTRE L"E.\PL0SI0N DE LA FOLIE ET L'aCCIDENT
1 à 5 ans
5 à 10 ans
10 à 20 ans
20 h ÔO ans
Plus de 50 ans
Pour Christian, il n'existe pas de folie lraumati([ue, c'est-à-dire une forme
(•),Lasègue, Thèse d'agrég., 1855. — Azam, Arcli. de méd., février, mars, avril 1881. — Vallon, De la parnhjsie gânérale et du Imunitaisme dans leurs rapports réeipro</ucs. Paris, 1882. — ViDERT, Études niédico-léfjales sur les blessures produites par les accidents de chemins de fer, 1888. — Dubuisson, Z)e la folie trauimdiquc (Congrès de Rouen, pour l'avancement des sciences, août 1890.)
Paralvi
sic
Folie.
gênera
le.
Déi
nience.
Epilepsie.
Total,
parliculièrc de folie, avec des caractères spéciaux, reconnaissablcs : le traumatisme n'agit qu'en lésant plus ou moins gravement le cerveau dont il fait l'organe minork resistentise, quand il n'existait aucune prédisposition antérieure, ou tout, au contraire, il met en jeu les prédispositions latentes. Et c'est ainsi qu'on peut voir survenir l'une ou l'autre des molddies mentales ; manie, délire des persécutions, folie circulaire ou démence, épilepsie, paralysie générale, non pas indifféremment, mais suivant la nature et le mode d'action des autres causes qui sont intervenues.
Un émincnl aliéniste, M. Blanche, a bien voulu formuler son opinion, sur ce point dans la note suivante :
« Les traumatismes crâniens ou crânio-cérébraux sont notés parmi les causes physi(iucs de l'aliénation mentale, de même que les émotions profondes, joie ou chagrin, sont classées parmi les causes morales.
« Je pense que traumatismes et émotions ne sont que des causes occasionnelles, déterminantes. Combien de gens reçoivent de graves blessures à la tète, ou éprouvent de grandes douleurs, qui ne perdent pas la raison! Il esl donc logique d'en conclure que ces causes ne suffisent pas pour produire la folie, et ({u'ellesne font que développer un germe resté jusque là à l'état latent, et donner à une prédisposition héréditaire l'occasion de se manifester. Cette doctrine me semble appliquable à toutes les formes de la folie, comme d'ailleurs à toutes les maladies.
« La syphilis est-elle seule responsable delà paralysie générale, dite syphilitique? S'il en était ainsi, cette forme de paralysie générale devrait être infiniment plus fréquente qu'elle ne l'est, car elle est relativement assez rare, tandis que les cas d? syphilis sont extrêmement nombreux.
e Et les rhumes négligés? Leur attribue-t-on assez de phthisies pulmonaires? La vérité est que chez les tuberculeux, un rhume développe les tubercules, et détermine la phthisie.
« De même pour les refroidissements. Placez trois individus dans des conditions objectives, extérieures, absolument identiques. L'un n'éprouvera aucun malaise; le second aura un rhume; le troisième une pneumonie ou une pleurésie.
« Voilà une môme cause matéri(>llc produisant trois effets différents. « Comment expliquer celte dillerence d'action, sinon j>.n- la différence des conditions subjectives do chaque individu? »
Le jn'ouiMic est toujours grave, tous les auteurs sont d'accord sur ce j)oint.
Traitement. — Nous verrons cond>ien ré{)ilopsic [raumali<juc bénéficie de la trépanation ; il y a peut-être aussi des cas de folie (rdiaitatique qui deviendront justiciables de celte opération, et cet espoir esl d'autant plus fondé, qu'il esl partagé par un aliéniste de grand talent, M. Christian : même (pauid l\i/fertii)n cérébrale a terminé son évolution, et a ahoiiti à la folie, (/uclle qu'en suit d'ailleurs la forme symptomatique, même alors, je crois qu'il y a lieu d'examiner, et de peser niûremcnt les chances d'une opération; si mi)iimes (ju elles puissent être, j'estime que l'on peut^ et même que l'o)i doit y revenir {lac. cit., 40).