‹ Traité de chirurgie (volume 4)Chapitre 117 sur 162 · TROUBLES DE CERTAINS APPAREILS APPAREIL URINAIRE · texte numérisé non relu

TROUBLES DE CERTAINS APPAREILS APPAREIL URINAIRE

La polyurie, la poli/<lipsie et la Qlyco^urie ont été signalées comme conséquences d'un traumatisme de la tête. Ces accidents, passés sous silence par les anciens auteiu's, ne sont bien connus que depuis les expériences de Claude Bernard, sur le centre nerveux glycogénique. Depuis cette époque, le diabète traumatique a été signalé par divers auteurs, et étudié d'une manière spéciale par P. Fischer, qui en a rassemblé une vingtaine d'observations. On en compterait aujourd'hui un bien plus grand nombre.

Le principal caractère du diabète traumatique est de se montrer généralement peu de temps après l'accident, et de disparaître également assez vite, après une durée qui varie entre huit ou dix jours et deux ou trois mois. Ce n'est qu exceptionnellement que la maladie persiste.

La glycosurie est plus fréquente que la polyurie simple, à laquelle clic peut succéder. La <piaidilé de suci'e est généralement peu considérable.

Comment cxpliipier le développement de ce diabète trauinali([ue? Szokalski attribue cet accident à la commotion par contre-coup du plancher tlu i'" ventricule; centre glycogéni(pic, suivant les expériences de (U. Bernard. Beynoso pense que le sucre se produit j)ar le défaut d'oxygénation de sang et la destruction insuffisante de la matière sucrée, sous l'influence de la conunotion cérébrale et du ralentissement de la respiration et de la circulation. Enfin, d'après Claude Bernard, la circulation abdominale serait augmentée par la lésion du bulbe près de l'origine du pneumogastricpie, et l'excès d(^ sucre versé dans le sang par le foie surexcité passerait dans l'urine.

Mais il faut bien avouer qu'aucune de ces théories n'est à l'alni de la criticpie. La coexistence du diabète siinjde ou sucré avec les lésions cért'brales ne pernuît d'adopter aucune des explications précédentes.

D'ailleurs, on ignore si l'exislenec de cet accident présente (luchpic Nalcur au |»oint de vue du pronostic de la lésion cérébrale. Disparaissant généralement en même temps <pie cette dernière, il n'y a lieu de lui applicpu^r aucun traitement spécial.

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