DE I/ENTORSE EN GENERAL
solidement iniplanlés sur le squelette articulaire, qui sont sollicités à permettre un déplacement antiphysiologique. Ces ligaments ne cèdent point, et si la violence est considérable, ou l)ien le ligament arrache son point d'implantation et donne naissance à une entorse plus ou moins grave, ou bien l'os se rompt à son point le plus faible (fait ordinaire chez les vieillards). A tout bien considérer, de telles fractures ne sont que des entorses dont elles représentent le degré extrême, et la fracture du radius, la fracture par arrachement du péroné rentrent de plein droit dans cette catégorie de lésions.
Je me garderai à coup sûr de déroger à lusage et de les étudier comme entorses, mais les considérations précédentes ont pour but de faire comprendre la dilTérence des elTels du mouvement forcé suivant (juil porte sur les énarthroses ou sur les gynglimes. Dans le premier cas il a!)Outit à la luxation, à la fracture dans le second, dans tous les deux le premier etlet de l'etTort est l'entorse.
L'entorse des gynglimes est beaucoup plus fréquente que celle des énar- Ihroses.
Causes. — Toute violence assez grande pour provoquer un mouvement forcé dans une jointure, peut produire l'entorse : directement ou indirectement.
La cause directe est celle qui exerce ses effets au niveau même de la jointure; elle agit sur une des extrémités articulaires et lécarte de l'autre. Telle est l'action d'un corps pesant tombant sur le genou; il atteint le tibia par exemple, tend à le séparer du fémur et force les ligaments.
Ailleurs une chute a lieu sur les pieds. Le pied violemmenl tourné en dehors ou en dedans transmet à la jambe le mouvement de rotation qui lui est imprimé, et c'est l'articulation du genou qui résiste et devient le siège des lésions : l'entorse est de cause indirecte.
Rarement l'entorse succède à une contraction musculaire exagérée et brusque, cette cause ne détermine guère que les entorses vertébrales. Mais si la contraction musculaire seule ne suffit pas généralement à produire l'entorse, son inlluence adjuvante est très grande, elle place et maintient une jointure dans des conditions défavorables à la résistance, (-'est ainsi qu'une chute faite sur le pied moyennement étendu ne provoque souvent aucun retentissement sur les diverses articulations du tarse, tandis qu'une entorse succède au même accident, si le pied est maintenu en adduction par la contraction des adducteurs.
Parmi les causes prédisposantes, la première à signaler est l'existence d'une entorse antérieure : nous citerons ensuite les déviations accidentelles ou acquises, les attitudes imposées par le genu valgum, les i)ieds bots, les ankyloses du genou. Ces afïections ont une réelle influence sur la production des faux pas et des mouvements forcés ([ui en résultent, elles con diiiseni à lenlorse non seulement en imposant des changenuMils de direction aux <lill"érents segments d "nu iiiciidn(\ mais (Micore ci plus souncuI peulêtre, en diminuant retendue d'un jiiouvemeni (prclles sont appelées à augmenter. L'aid\ylos(> du genou, ()ar ex(Mnj)le, (Mn|)êch<^ cette jointure d<^ participer aux mouveuienis de r(»lali(tn inqtrimés au jtied, et laisse rellori se concentrer,