‹ Traité de chirurgie (volume 4)Chapitre 72 sur 162 · IV. REDRESSEMENT BRUSQUE · texte numérisé non relu

IV. REDRESSEMENT BRUSQUE

Le redressement brusque peut être obtenu avec les mains ou avec des machines spéciales, que ces manœuvres soient ou non précédées de la section des muscles et des tendons.

Delpeclî a inventé la première machine à rompre les ankyloses. Elle était si compliquée et si peu pratique qu'elle n'obtint aucun succès. Louvrier fut un instant plus heureux et sa machine eut un grand retentissement à son début, mais après quelques succès, Louvrier essuya des insuccès qui firent grand bruit. Bérard lui adressa dans son rapport à l'Académie (1859) des critiques décisives. L'agitation soulevée par cette méthode dans le monde chirurgical tomba rapidement, et de bonne heure le chirurgien et l'instrument furent relégués dans l'histoire de l'art.

Langenbeck, Nusbaum, Brun, reprirent l'idée de Louvrier, Rizzoli dans ses cliniques décrit aussi une madnnetla ossifraga. Tous ces appareils doivent être aujourd'hui remplacés par ceux de Collin et de Robin (de Lyon). On trouvera la description complète de ce dernier instrument dans la thèse du docteur Edouard (Lyon, 4 882) et dans notre thèse d'agrégation (Paris, 1885).

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