‹ Traité de chirurgie (volume 5)Chapitre 124 sur 235 · A. — ENVELOPPES DE LA HERNIE · texte numérisé non relu

A. — ENVELOPPES DE LA HERNIE

La distinction palhogénique admise par les auteurs anciens, nettement formulée par Iléliodore, suivant laquelle les hernies se développent tantôt par la rupture {x-j-ih. pyj^tv), tantôt par l'élongalion (x7.Ti i-éx-adiv) du péritoine, se retrouve jusque dans les écrits de Rousset; Arnaud, Garengcot, Richter luimême ont conservé, tout en la considérant comme excptionnelle, la catégorie des hernies par déchirure du péritoine. Nous savons aujourd'hui que les organes qui prennent part au déplacement, lorsqu'ils sont pourvus d'un revêtement péritonéal complet, refoulent toujours devant eux la séreuse pariétale, (jui constitue de la sorte l'enveloppe la plus profonde et la plus constante de la hernie.

La laxité du tissu cellulaire qui double le péritoine lui permet de glisser sur les plans fibreux et musculaires de la paroi abdominale dont il tapisse la face interne et de se laisser entraîner ou refouler, par la pression des viscères, au travers du trajet herniaire et jusque dans les régions les plus superficielles. Le sac herniaire, ainsi constitué par la locomotion du péritoine, représente, dans les hernies ordinaires complètes, une sorte de bourse dont le fond est tourné du côté de la peau, et dont l'orifice rétréci se continue, au travers des orifices herniaires, avec le péritoine abdominal. Cette continuité du sac herniaire avec le péritoine devient encore plus manifeste quand, par la dissection, on sépare la membrane qui le constitue des tissus environnants; en poursuivant cette dissection au travers du trajet herniaire, on arrive en un point où le sac se continue avec la séreuse abdominale. Une traction exercée sur le sac, isolé de la sorte, suffit alors pour attirer dans le trajet herniaire les portions du péritoine adjacent auxquelles il s'attache et dont il se présente alors comme une sorte de diverticule.

Le sac, dans les hernies complètes et présentant une certaine ancienneté, oifre généralement la forme d'une ampoule ou d'une gourde, dont la parti<> renflée, située à l'extérieur de la paroi abdominale, tantôt globuleuse, tantôt

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