C.UUK HADir.ALK
majorité dos chirurgiens oL rcjolés do la piaticiuo, (luolquc lonlalivc nouvollo faisait apparition iU^ tomps on temps et jouissait d'une vogue passagère. C'est ainsi qu'en 1855, (lordy, invaginant la peau du scrotum dans le trajet herniaire et cherchant à l'y maintenir par la suture, eut des succès et des imitateurs ; sans parler do Lehmann, de Bruns, de Zcis, de Schuh, do Thierry et d'autres qui n'apportèrent à sa méthode que des modincalions sans importance, W'utzer, Rothmund, Valette, Kinloch inventèrent des instruments pour maintenir l'invagination du scrotum dans l'anneau; d'autres, comme Sottoau, y joignirent des sutures maintenant en contact les parois opj)Oséos du canal inguinal ; mais c'est à John Wood que revient l'honneur d'avoir transformé, en la rendant sienne, rancienno méthode d'oblitération du trajet herniaire par la suture; depuis lS()ô jusqu'à l'époque actuelle, ce chirurgien a constamment lutté pour remettre en honneur la cure radicale, et il n'a pas peu contribué à ramener les chirurgiens sur un terrain qu'ils avaient depuis longtemps abandonné.
A peine la méthode anlisoptiquo eût-elle fait son apparition, qu'on vit renaître la confiance dans les opérations curatives : Czerny, Nussbaum, Socin, Lucas-Championnière, Mitchell Banks, Barker, Tilanus, J. Reverdin, donnèrent le signal d'un mouvement auquel s'associèrent bientôt tous les chirurgiens. Après de nombreuses communications et d'importantes discussions qui ont eu pour effet d'en fixer les résultats et d'en établir les indications, la cure radicale des hernies fut admise au nombre des opérations courantes.
Après ce court aperçu de l'historique que l'on complétera par la lecture de l'admirable introduction dont Malgaigne a fait précéder l'édition des œuvres d'Ambroise Paré et de la remarquable thèse d'agrégation de P. Segond, il ne nous reste plus qu'à indiquer les plus importants des innombrables travaux qui, dans ces dernières années, se sont multipliés sur ce sujet :
John Wood, On ruptures. London, 1863. — Du même, Lancet, 9 mai 18j8, p. 5Ô1. — Ibid., 5 févr. 1806, p. 122. — Ibid., 3 juin 1806, p. 689. — Ibid., 1877, t. I, p. 85-i. — Ibid., 1878, t. II, p. 184. — Ibid., 20 août 1881, p. 352 et mai 1882, p. 782. — Du même. Lectures on hernia and its radical cure. Brilish med. Journal, 1885, t. I, p. 1185, 1233, 1279. London, 1880. — Max ScHEDE, Centmlblatl fiir dur., 1877, p. 68ît. — Czerny, Wiener med. Wochenschrift, 1877, n"' 21 et 24, et Beilriifje zur opérât. Chir. Stuttgart, 1878, p. 1-58, et Centralblatt /'. Chirurgie, 1885, p. 49. — SocLX, Corr.-Bl. fiir schw. Aerzte, 1878. — J. Reverdin, Revue rnéd. de la Suisse rom., 1881, p. 44 et 171. — Ibid., 15 janv. 1882. — Ibid., avril 1883, p. 237, et Bull, de la Soc. de chir., 1881, t. VII, p. 268. — ScinvALBE, Deutsche med. Wochenschrift, 1876, t. II, n" 58; 1877, n» 15, et Centralblatt f. Chii:, 1881, p. 698 et 1882, Beilage, p. 59. — J. Lucas-Championnière, Chirurgie antiseptique. Paris, 1880, p. 189. — Du même. Cure radicale des hernies. Paris, 1887, et Journal de méd. et de chir., 188«, p. 577. — Paul Second, Thèse d'agrég. de Pari.'s, 1885. — J. Anderegg, Deutsche Zeitschr. fur Chir., XXIV, H. ni et iv, 1886. — C.-B. Ball, Mitchell Banks, Arthur A. Barker, John E. Barton, John Chiene, S. W. Exler, B. de Garmo, Kendal Franks, Christopher IIe.\th, ^ incent Jackson, B.-C. Keetley, E. Kuster, Charles Mac Burney, William Macewen, K. Maydl, Nicaise, Rushton Parker, Richelot, Mayo Robson, Sonnenburg, W. Thornley Stoker, W. Stokes, W. Dunnett Span- TON, Svensson et Er'dmann, Lawson Tait, Terrier, Ward Cousins, Robert F. Weir, voy. Paul Berger, Cure radicale des hernies. Revue des se. méd., 1888, t. XXXII, p. 670. — Société de chir. de Paris; discussion. Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1887, t. XIII, p. 641 à 712. — Congrès franc, de chir., 5= session, 1888, p. 119-192. — Brilish med. Assoc; discussion. British med. Journ., 1887, t. II, p. 1207. — Charles Barrett Lockwood, Brilish med. Journ., 1889, t. I, 2!i juin. —Académie de méd. de New-York, 21 févr. 1889. — Royal médical and chirurg. Society, 8 avril 1890. British med. Journal, 1890, t. I, p. 840. — E. Stammork Bishop, British med. Journ., 1890, t. I, p. 884. — Ernest Kingscote, Ibid., p. 1482. — Lauen stein, Trendelenburg, Neunzehnter Congress der deutschen Gcsellsch. fiir Chir., 1890. — F. WoLTER, Samml. klin. Vortrage, 1890, n" 560. — E. Bassini, Arch. fiir klin. Chir., 1890, t. XL, p. 429. — Habs, Deutsche Zeitschr. fur Chir., 1891, t. XXXII, p. 525.
Les moyens employés dans ces derniers temps pour obtenir la cure radicale des hernies peuvent se rattacher à trois méthodes qui comprennent un certain nombre de procédés et de modes opératoires; ce sont : 1" la méthode des injections périherniaires; 2" l'oblitération du trajet par la suture sous-cutanée; ">" l'opération proprement dite, comprenant l'incision de la hernie, l'isolement du sac, l'obliléralion de son collet par la ligature ou par la suture suivie de l'extirpation ou de la fixation dans l'abdomen du sac ainsi traité ; il faut y joindre la suture à découvert du trajet herniaire et la constitution d'une cicatrice pariétale capable de s'opposer au retour de la hernie.
De ces trois méthodes, les deux premières ne sont applicables qu'aux hernies réductibles; la troisième, à laquelle se rattachent aujourd'hui tous les chirurgiens, s'adresse à toutes les hernies, réductibles ou irréductibles, libres ou étranglées. Mais, avant d'en indiquer la technique, les résultats, les indications, il convient d'examiner ce qu'on est en droit d'attendre de l'effort curatif de la nature aidé par l'emploi méthodique des bandages.