‹ Traité de chirurgie (volume 5)Chapitre 211 sur 235 · CARACTÈRES ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES ANATOMIQUES

La hernie obturatrice présente des variétés anatomiques assez nombreuses et for! importantes à considérer; celles-ci dépendent du trajet suivi par la liernie, des rapports qu'elle afîecte et des organes qui y sont contenus.

A. — TR.UET DE LA HERNIE 1" Le canal sous-pubien, qui donne normalement passage au nerf et aux

FiG. 12-2. — Région obturatrice, vue par sa face antérieure apio lahlation des muscles; on y voit les deux membranes obturatrices, et les orilices qu'elles laissent pour le passage des vaisscau.t.

A, tronc de l'artère obturatrice. — A, A", ses bronches de bifurcation. — En haut l'orilicc du canal souspubien donnant passage an tronc de l'arlére obturatrice.

vaisseaux obturateurs, est le trajet que suivent le plus souvent les hernies. On sait que le trou sous-pubien est fermé par une aponévrose d'insertion, la

HERNIE OBTURATRICE

membrane obturatrice ([ui, en bas, est formée par un plan fibreux simple et (pii s'insère (Poirier) sur tout le pourtour de ce trou, à la face pelvienne des os, pubis, ischion, qui le limitent; cette lame fibreuse, par ses deux faces opposées, donne attache aux muscles obturateurs interne et externe; vers la j^artie supérieure du trou sous-pubien, cette membrane interosseuse s'épaissit et vient se fixer à la lèvre postéro-interne ou pelvienne de la gouttière oblique (jue présente à ce niveau la face inférieure de la branche horizontale du pubis, tandis qu'une autre lamelle fibreuse résistante s'insère à la lèvre antéro-externe ou cotyloïdienne de cette gouttière ; c'est la membrane obturatrice externe (Poirier) qui, inférieurement, va se réunir à la membrane obturatrice interne. Il résulte de cette disposition, dont nous ne pouvons mentionner tous les détails, que la membrane obturatrice, simple à sa partie inférieure, se dédouble vers sa partie supérieure pour se jeter sur les lèvres antérieure et postérieure de la gouttière sous-pubienne, et pour compléter de la sorte un canal ostéofibreux que le nerf et les vaisseaux obturateurs traversent de dehors en dedans, de haut en bas et d'arrière en avant. C'est ce canal que suivent dans toute sa longueur les hernies obturatrices appartenant à la première variété, qui est

aussi la plus commune ; elles cheminent donc immédiatement au-dessous du pubis, entre les membranes obturatrices interne et externe, depuis l'orifice interne ou pelvien de ce trajet, limité par le bord mousse de la gouttière sous-pubienne, en haut, et en bas par l'arcade aponévrotique qui donne attache aux fibres de l'obturateur interne — jusqu'à son orifice externe qui est formé par le bord antérieur de la gouttière sous-pubienne et par une arcade fibreuse donnant insertion aux faisceaux de l'obturateur externe.

2" Dans une deuxième variété, la hernie, au lieu de sortir par l'orifice externe du canal souspubien, sort au travers du muscle obturateur externe, en profitant de l'écartement de ses faisceaux supérieur et moyen, ^'oici comment Picqué explique la formation de cette sorte de hernie, dont les observations de Hilton, de Chiene, de Lorinser, de Bowlby, de Scott Lang, d'xVuerbach, sont des exemples. Nerfs et vaisseaux obturateurs se divisent dans le canal sous-pubien, et de cette bifurcation résulte un deuxième faisceau vasculo-nerveux qui descend entre les deux membranes

BHP

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