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douleurs ol des riilraves roiiclionncllt's (|iii altircnl vite rnticnlion. Crrlainos formos. do uinliifuilé spéciale. alTectonl une marche réellement aiguë.
On retrouve ici les caractères de toute tumeur inira-musculaire. sur lesquels nous n'avons plus besoin d'insister : tumeur plus ou moins profonde, mais qui tend, à mesure qu'elle j?rossit. à émeri^er tic plus en plus sous l'aponévrose et uu-Mue sous la peau: le muscle rehUlié. elle conserve sa consistance propre, elle se laisse déplacer latéralement, elle est immobile dans le sens de l'axe du corps charnu; dans un muscle plat, elle se déplace un peu dans tous les sens. Le muscle est-il contracté, clic durcit et fi'iimnobilixe.
Nous avons vu que ces néoplasmes pouvaient acquérir, plus ou moins rapidement, un volume variable. S'agil-il dune tumeur bénig^ne, d'un lipome, par
exemple, elle peut rester latente
FiG. 18Ô. — Sarcome du deltoïde (').
(le longues années ou demeurer slalionnaire.
Le sarcome grossit, en général, assez vite et souvent par poussées : à mesure qu'il saccroît, il tend à déborder la gaine du corps charnu, il envahit l'aponévrose, refoule et distend la peau et finit par l'ulcérer. Les ganglions sont assez rarement et tardivement pris.
Ces sarcomes primitifs des muscles doivent être tenus pour des tumeurs particulièrement malignes, malgré les apparences qu'ils revêtent parfois, à leurs débuts : elles récidivent avec une constance et souvent une rapidité qui déjouent les plus radicales interventions. La généralisation et ses conséquences fatales s'ensuivent, à une date, du reste, variable.
Le diagnostic doit porter : 1" sur le siège intra-musculaire de la tumeur; 2" sur sa nature. Il est loin détre facile.
En présence de certaines tumeurs profondes des membres, on ne peut réellement rien préciser, et, malgré la recherche des signes indiqués plus haut, on nest pas autorisé à conclure que le néoplasme est né plutôt dans tel muscle, auquel il paraît attenant, que dans les aponévroses voisines, le tissu conjonctif, ou même le périoste. Ainsi en est-il pour les lipomes profonds sous-musculaires, pour les sarcomes des parties molles.
Quant à la nature de la tumeur, il est de règle démettre d'abord l'hypothèse des lésions les plus fréquentes : la gomme, l'hématome ancien, le kyste hydatique. Parmi les néoplasmes proprement dits, c'est au sarcome qu'il faut penser tout d'abord, et du reste c'est, comme nous l'avons vu, celui dont l'évolution est la mieux caractérisée.
(•) J'ai opéré celle malade Irois fois, de 1893 à 1895, et chaque fois j'enlevai une masse sarcomateuse, arrondie, grosse comme le poing, parfaitement cantonnée à la zone du muscle deltoïde. La récidive se produisit une quatrième fois, et après l'essai infructueux du traitement sérotliérapique. la malade finit par succomber, deux ans et demi après la première intervention. Les fig. 178, 179 se rapportent à la première tumeur, enlevée en avril 1895.
[F LEJARS ]
TENDONS. Xir.
Lo smil liitiltMiuMit rocoinniaiulablt' consislc dans laltlalioii du iK-oplasine, si elle n'est pas 0()nli'0-iii(li(im''(\ poui* le sarcomo, par une trop lai}^<^ cxlension locale ou par la généralisation avérée. L'énucléation est applicable aux tumeurs bénignes; pour le sarcome, il faut faire rexlirpalion aussi large que possible, et parfois, le volume de la tumeur et son extension à tout un groupe musculaire (avant-bras) connnanderonl des sacrifices plus complets : Tampulation ou même la désarticulation. C'est surtout lors des récidives locales que ces graves déterminations pourront s'imposer; pourtant il ne semble pas qu'elles assurent pour l'avenir une bien réelle sécurité.