‹ Traité de chirurgieChapitre 178 sur 199 · PIQURES DES TENDONS · texte numérisé non relu

PIQURES DES TENDONS

Les piqûres des tendons ont perdu ce renom de péril que leur avaient fait les anciens chirurgiens, à la suite de Galien, et qui, si longtemps, entrava les applications de la suture tendineuse.

On sait aujourd'hui que, si la piqûre n'est pas septique, il ne survient ni tétanos ni convulsions. Une légère sensibilité, et plus tard un petit nodus, de résorption souvent lente : voilà tout ce qu'on observe. Une piqûre septique infecterait surtout la gaine et serait suivie d'une téno-synovitc purulente (voy. Synovites).

Quelques instruments piquants peuvent laisser leur pointe dans le tendon : telles sont les aiguilles, et il en résulte des corps étrangers fort douloureux, entraînant la rétraction du tendon et la gêne des mouvements, et dont la recherche est souvent très délicate. Moulonguet (') a montré, dans deux faits de ce

(•) France méd., 1888, p. 856.

[F. LEJARS ]

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i,'oniv. qu'il suffisait ile.rodressor le doig^l pour voir se dessiner, sous la peau, à la surface du tendon piqué, une légère saillie, un relief qui marque le lieu d'implanlalion du corps étranger. C'est là (piil faut inciser pour le retirer avec une pince.

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