‹ Traité de chirurgieChapitre 188 sur 199 · APONÉVROSES · texte numérisé non relu

APONÉVROSES

Nous avons tenu à ouvrir ce chapitre, ]»ien (pie les documents soient encore trop précaires pour tracer une histoire générale de la pathologie des aponévroses ; ce que Ton en sait trouvera mieux sa place dans la cliirurgie des régions.

Les plaies aponévrotiques sont suivies parfois de hernie musculaire, et leur cicatrisation peut être relardée par cette masse charnue qui fait saillie entre leurs lèvres. Mais la réparation en est d'ordinaire complète, et même après les larges dénudations musculaires, le tissu cicatriciel reconstitue le plus souvent la gaine fibreuse.

Nous avons vu que l'aponévrose se déchirait souvent avec le muscle, qu'elle recouvre (voy. Ruptures et hernies musculaires), et nous avons indiqué cette « usure lente « qui fait la voie aux hernies vraies.

La rétraction joue un rôle important dans la pathologie de certaines régions, à la paume de la main (maladie de Dupuytrcn), à la plante du pied (rétraction de l'aponévrose plantaire) : une part lui revient dans la pathogénie des fausses ankyloses et des attitudes vicieuses qui suivent certaines affections articulaires et les immobilisations prolongées (rétraction du fascia lata^ etc.) (Voy. Main, Pied., etc.).

[F. LEJARS ]

SYNOVIALES TENDINEUSES. 845

Enfin, les gommes il les néoplasmes scmblcnl naîlre quelquefois des aponévroses.

Sabail (') a décril les gommes dilluses des gaines fibreuses des membres : c'est au fducid hita, à la partie supérieure de l'aponévrose jambière, autour du genou, qu'on les a surtout observées; elles revêtent l'aspect de plaques indurées, à surface très légèrement bosselée, qui glissent librement sur les plans profonds, et sur lesquelles la peau est restée aussi très mobile. C'est ce qui fait conclure i\ leur origine aponévrotique. Elles disparaissent par le traitement spécitique.

Nous rappellerons seulement l'envahissement et la destruction des aponévroses par les ulcères syphilitiques tertiaires, à la jambe, par exemple, où les muscles dénudés paraissent en relief au fond de la plaie (Verneuil).

Les néoplasmes peuvent s'étendre aussi secondairement aux fascias, qui ne sont pour eux qu'un obstacle souvent éphémère. Ceux qui naissent des aponévroses mêmes sont surtout des fibromi-a et des sarcomes ('). L'origine aponévrotique de certains fibromes sera discutée ailleurs (voy. Abdomen, cou). Sous le titre de myxo-sarcome du fascia lato, Hellmann (de Wiirtzbourg) (^) a publié l'observation d'une tumeur du triangle de Scarpa, grosse comme le poing, qui fut extirpée par le professeur Schônborn et qui adhérait par une large base au fascia ïata; un examen microscopique détaillé révéla très nettement les caractères de la tumeur.

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