MASSON ET C'% EDITEURS
LIBRAIRES DE l'aCADÉMIE DE MÉDECINE 120, BOULEVARD SAI.NT-GERMAIN
MDCCCXCVII
l'RI'FACli
On a reproché l'absence d' Avant-Propos à noire première édition du Traité de chirurgie. A vrai dire il nous semblait inutile, tant notre idée maîtresse était simple et notre plan conforme à cette idée : confier la tâche à des chirurgiens assez nombreux pour « faire » vite, pas trop pour ne pas nuire à l'homogénéité de l'œuvre; assez jeunes pour avoir encore le goût et le loisir d'écrire, pas trop pour ne pas manquer d'expérience professionnelle; enfin, il fallait assigner à chacun la part de travail nettement indiquée par des recherches antérieures et des découvertes personnelles.
Ce plan a réussi : nos huit volumes ont paru en vingt-six mois, tandis que nous en avions demandé trente au public. Les lecteurs n'ont pas « failli attendre », et cette ponctualité est assez rare, en France et hors de France, pour qu'une revue d'Outre-Rhin ait pu dire : « Nous commençons aussi des ouvrages de ce genre en Allemagne, mais nous devons avouer que nous ne les finissons pas souvent ». Comme notre idée était bonne, beaucoup s'en sont emparés aussitôt, et nous avons assisté à une riche floraison de Traités analogues. Nous osons rappeler ici que nous fûmes les initiateurs.
Notre succès auprès du public médical a été grand, puisque, malgré trois importants tirages, une deuxième édition est devenue nécessaire. Nous avons apporté tous nos soins à cette œuvre nouvelle. Certaines parties que les auteurs, trop pressés par le temps, avaient dû négliger, ont été complètement reprises, et il ne reste plus une ligne du travail primitif. Tous les articles, même les meilleurs, ont été remis au courant de la science. Et, malgré l'étendue de la tâche, ce n'est plus en trente mois, c'est en douze que nous nous engageons à publier nos huit nouveaux volumes.
Nous devrons ce résultat au dévouement de nos collaborateurs. Ils savent que, pour une œuvre de ce genre, il faut oublier les menus intérêts et passer par dessus ses convenances personnelles pour apporter à l'heure dite le travail exigé. Leurs vingt volontés n'en font plus qu'une