C.AMCIXOME. r,7!t
llayiMii (') a ronslalé rauj^iiiciilalioii de ces «^IoIjmIcs clic/ les canccrciix. l'^ii 6\'i\luanl à (iOOO le noinhrc normal des leucocvles pai- iiiilliiiièlre cmI»c, Ilayeni a trouvé (|iie ce ehillVe s'élevait en moyenne à 11 400 chez 14 malades atteints de squirre du sein; à 1 1 ÔOO chez des malados atteints d'encéphaloïde; la leucocylose était, au coulraire, insi^•ni(iaIde dans les cas d'épilhéliomes non ^landulaii-es.
A un aulre point de vue, (^)uiii(piaud (^) a rechei-clié cpudle esl i'iniluencc du cancer sur la richesse du sang en hémoglobine; il conclut (pie de toutes les maladies ce sont la carcinose et la chlorosi' (pii en font le plus baisser le chitrre. A l'étal normal, IOOO grammes de sang humain renferment 125 grammes d'hé nioglobine, or ce chiflVe peut descendre dans le cancer à 28 grammes et môme à 25 grammes, alors cpie les malades n'ont eu que des hémorragies insignifiantes.
Après avoir exposé l'évolution générale du cancer, décrit les altérations des vaisseaux et noté en quelques lignes le peu que nous savons des modifications du sang, il ne rtie reste, pour compléter l'analomie pathologique, qu'à mentionner brièvement les dégénérescences qu'on est à même d'observer dans les tumeurs carcinomateuscs.
Une tumeur cancéreuse peut, en totalité ou partiellement, subir la dégénérescence graisseuse; non seulement les cellules intra-alvéolaires, mais encore le stroma et les vaisseaux capillaires participent à l'altération, les portions atteintes se ramollissent et peuvent devenir le siège d'hémorragies qui désagrègent de plus en plus le foyer dégénéré; il en résulte des cavités kystiques remplies d'une bouillie granulo-graisseuse mêlée à du sang.
Lorsqu'un foyer cancéreux plus ou moins dégénéré se trouve en rapport avec une source d'infection septique quelconque (l'extérieur, cavités intestinale, urinaire, génitale, etc.), il devient pour les micro-organismes un excellent terrain de culture ; à la dégénérescence aseptique s'ajoute l'intlammation, le tissu conjonctif végète et suppure, des particules sont gangrenées et s'éliminent, la tumeur s'ulcère.
A notre sens, les modifications des tumeurs cancéreuses, et je pourrais dire des tumeurs en général, sont régies par deux facteurs principaux : l'artérite et l'infection septique {').
Caractères cliniques du carcinome.
Le carcinome se présente en général sous la forme d'une tumeur unique dure, irrégulière, mal limitée dès le début; on sent que la masse morbide n'est pas enkystée et indépendante au milieu de l'organe où elle s'est développée, mais qu'elle y a jeté d'emblée des racines. La peau peut ne pas encore adhérer, elle est déjà moins mobile, moins facile à plisser; plus tard, sa surface se chagrine et la fait ressembler à une peau d'orange; parfois elle s'œdémalie rapidement, presque toujours elle accuse, par le développement de ses veines, à une époque plus ou moins précoce, que derrière elle se passe un processus actif de néoformation.
(') IIayem, Bull, de la Socdebiol., 1SH7, et Thèse Alexandre, 1.S87.