TUMEURS COMPLEXES OU A TISSUS MULTIPLES
atleignant à peine la grosseur dune noiscllo. daulres dépassent de beaucoup le volume dune t<>le d'adulle (').
La structure a été intiiquée dans la dôlinition; la paroi se compose d'un derme «lense analogue à celui de la peau, el d'un épidémie dont les cellules subissent révolution cornée (-). Dans lépaisseur de celle paroi vérilablement cutanée, on observe souvent des appareils sébacés, doù émergent des poils plus ou moins longs et gros. Le contenu se compose surtout d'une matière sébacée mélangée à des loulVes do poils el à du li(|uid(' séreux; d'autres fois, ce contenu est hui-
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FiG. 103 et lOi. — Kyste dermoïde de l'ovaire (préparation de Braull).
leux(^), clair comme de l'eau de roche (^), calcaire, etc. La structure de la poche peut offrir quelques variétés; Forster y a signalé des cornes, d'autres des productions verruqueuses des nerfs et des cellules nerveuses, des fibres musculaires lisses, du cartilage, de l'os et enfin des dents. Les dents sont surtout très communes dans les kystes de l'ovaire; elles sont tantôt libres dans la cavité, tantôt adhérentes à la paroi fibreuse ou bien encore implantées dans une pièce osseuse; toutes les variétés (incisives, molaires, etc.) s'y rencontrent avec leurs caractères normaux. Le nombre de ces organes peut être considérable et atteindre les chiffres de 100 et même de 500 (^).
Je n'ai parlé jusqu'ici que des kystes simples, uniloculaires ; d'autres sont à plusieurs loges el méritent le nom de mulliloculaires : tels sont spécialement certains kystes dermoïdes de l'ovaire et du cou, de la région sacrococcygienne, etc.
Kystes muco'ides. — Ce sont des kystes dont la paroi, au lieu d'être dermoépidermique. est dermo-épithéliale; on pourrait, par conséquent, les appeler encore dermoïdes muqueux par opposition aux dermoïdes cutanés que nous venons de décrire. Lannelongue, à qui nous devons d'avoir appelé l'attention
(') Principalement dans l'ovaire.
(-) Nous avons vu, au chapitre des Épilhélioines, qu'un dermoïde pouvait devenir le point de départ d'un cancroïde.
(') Broc\, Arrh. d'ophtal., 1883.
(*) Giraldès. cité par Lannelonpue.
(*) Cas de Ploucquet, cité par Heurlaux. Tiibingen, 179H.
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TUMEURS C()MiM.i:\i:s or A rissi s mii.tii'lks.
sur celte variété, fait observer tiue tantôt le i<yste est miieoide dans sa totalité, que tantôt il est on partie nnuiiieux et en paitie cnlané.
(-oninie exemple ties premiers, nous pouvons eiler les kystes du cou où Ton a trouvé un revêtement épithélial i\ cils vibraliles ('); connue exemple des seconds, les cas où dos cavités à parois do muqueuses ont été constatées dans des tumeurs dermoïdes de l'ovaire, du scrotum, du coccyx, etc.
Je ne pense pas qu'il faille, à roxemplc de Trévoux (*), confondre avec ces kystes dermoïdes muqueux, les kystes prolifères qui forment la plupart des
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FiG. 103. — Tumeur kystique de l'ovaire (d'après Poupinel). Continuité d'un revêtement épilliélial cylindrique avec un revêtement épidermique.
kystes ovariques que nous opérons (^); c'est aller bien loin dans la spécificité cellulaire que de ranger ceux-ci parmi les tumeurs à tissus multiples, sous prétexte qu'on y rencontre trois sortes d'épithéliums adultes (cylindrique simple, caliciform'e, cylindrique à cils vibratiles), non transformables les uns dans les autres. En réalité, ces productions ne méritent le nom de complexes que lorsqu'elles viennent s'ajouter à un dermoïde ('); sinon j'aurais plus de tendance à les rapprocher des adénoïdes de la mamelle et d'en faire une classe de tumeurs intermédiaires aux tumeurs simples et aux tumeurs complexes.
2" TUMEURS KYSTIQUES
Nous pouvons prendre comme types les tumeurs sacro-coccygiennes : ordinairement ces tumeurs renferment des parties solides et des kystes.
Les parties solides se composent de fibres musculaires lisses et striées et de masses osseuses, conjonctives et cartilagineuses: çà et là existent parfois des traînées de cellules épithéliales rappelant les formations glandulaires (^). Les poches kystiques sont plus ou moins nombreuses, inégalement développées; les unes sont tapissées par un véritable épidémie; dans les autres, les épithéliums
(') Nélalon, Houel, Tapret, cités par Lannelongue.
(-) Trévoux, Des tumeurs à lissus multiples. Tlièse de Lyon, 1888.
(5) C'est pour éviter cette confusion qu'au sujet d'une communication de Lannelongue à la Soc. de cliir., 1889, je m'étais élevé contre le terme " mucoïde », et que j'avais proposé celui de dermoïde muqueux.
(*) Poupinel, Arcli. de phys., 1887.
{^) Observation Tourneux. 'Thèse Lachaud, 1883. — Observation Ranvier.
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