‹ Traité de cinématiqueChapitre 118 sur 124 · ERRE. TRANSLATION PARALLÈLE AU PLAN DE LA ROTATION · texte numérisé non relu

ERRE. TRANSLATION PARALLÈLE AU PLAN DE LA ROTATION

198* Commuiiicatloii immédiate par exeentriqne. —

102. Manivelle et tige guidée à coulisse.^ 103. Excentrique circulaire et tige guidée à cadre. Pendant que le centre du bouton de la manivelle ou le centre de figure de Texcentrique décrit une circonférence, le cadre ayant ses côtés à une distance invariable de ce centre, parallèles au plan de la circonférence et perpendiculaires à la direction de la tige, un point quelconque de celle-ci se meut comme la projection du centre mobile sur cette direction (art. 131). Les changements de sens du mouvenaent alternatif se font ainsi sans choc.

MÉCÀmSHBS. 5^ CLASSE, i^' GENRE. 263

104. Excentrique non circulaire et tige à cadre. Ce genre de liaison a été étudié à Fartrcle 132.

105. Excentrique et tige à deux roulettes. — 106. Coulisse excentrique et tige à bouton. — 107. Excentrique et tige à roulette et à ressort. Ces mécanismes, dont la théorie est trèssimple, ont été déjà indiqués à Tarticle 135.

1 99* Commaiiieatioii Immédiate par engrenage ou came.

— 108. Pignon partiellement denté et cadre guidé à deux crémaillères. Ce mécanisme est représenté à une plus grande échelle par la figure 124. Le pignon partiel tourne autour de Taxe fixe O, dans le sens indiqué par la flèche, et porte un petit nombre de dents, trois, par exemple, A, B et C. Un cadre lié à une tige assujettie au mouvement rectiligne par deux guides HI, H'I', présente intérieurement deux crémaillères, abcd, a'b'e'd!, unies entre elles par deux arcs demi -circulaires ad', a'd. On voit facilement que les trois dents A, B et C du pignon poussent successivement vers la droite les dents de la crémaillère abc, et par conséquent le cadre et sa tige, après quoi les trois mêmes dents du pignon poussent à gauche les dents de la crémaillère a'bV et ramènent le cadre de ce côté. Mais si l'appareil se réduisait aux parties qui viennent d*étre indiquées, il y aurait au commencement de chaque course de la tige un choc qui serait plus ou moins violent, selon la rapidité du mouvement du pignon. On atténue ce choc au moyen d'une plaque DEFG fixée latéralement sur le pignon, et d'une came de même épaisseur defg fixée sur le cadre. A l'instant où l'appareil est dans la situation représentée par la figure, la dent A du pignon étant près de la courbe a de la crémaillèire et ne Payant pas encore atteinte, la courbe DE de la plaque touche en d la courbe de de la came, et par conséquent commence par imprimer au cadre une vitesse égale à celle du point D, et plus petite que celle qu'il acquerra à l'instant du contact des dents A et a; et le passage de l'une à

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Fautre de ces vitesses se fait très-rapidement mais sans choc, si les courbes DE et de sont convenablement tracées.

109. Pilon et arbre à cames, La théorie de ce mécanisme se trouve à l'article 433. C'est. un cas particulier du marteau frontal (art. i92). Nous ajouterons ici l'indication d'un moyen d'atténuer l'intensité et les effets du choc qui a lieu entre la came et le pilon. La figure 125 en offre un exemple. La came se compose de trois parties à peu près d'égales épaisseurs et superposées ; leurs profils sont des développantes de cercles dont les rayons sont proportionnels aux nombres i, S et 3. Ces cames sont disposées de manière à attaquer successivement leurs mentonnets respectifs fixés sur le pilon. Dans la figure^ le mécanisme est représenté à l'instant où la première came attaque en A le mentonnet saillant du pilon. Lorsque l'arbre à cames aura tourné de Tangle AOA' et que le pilon se sera élevé de la hauteur A' fi égale à l'arc AB, alors la seconde came A' attaquera le mentonnet A'^ parvenu au plan horizontal de l'axe O. Lorsque, bientôt après, Tarbre à cames aura encore tourné d'un second angle A'OB\ moitié de AOB, et que par conséquent le pilon se sera élevé d'une nouvelle hauteur A/'D égale à Tare A'B' et à l'arc AB, alors la troisième came A'', passant derrière le pilon, attaquera le mentonnet A" parvenu à son tour dans le plan horizontal de Taxe O. Les deux premières cames sont trèscourtes^ parce que chacune d'elles cesse d'agir aussitôt que la suivante est en prise. La troisième a toute l'étendue nécessaire pour la course qu'on veut donner au pilon. Il résulte de cette disposition que la première came imprime au pilon une vitesse qui n'est que le tiers de celle qu'il doit avoir définitivement, la seconde came la double et la troisième la triple. De là trois petits chocs successifs substitués au choc violent qui aurait lieu par l'emploi d'une came produisant immédiatement la même vitesse finale du pilon. C'est encore un exemple des chocs échelonnés dont on verra ailleurs l'avantage sous le rapport de l'économie du travail mécanique.

HÉCÀKISMES. 5® CLASSE. V^ GENRE. ^65

110. Arbre à cames à mentonnets intérieurs. Un arbre portant trois cames A^ B et € (fig. 126), et tournant continuellement dans le sens ABC autour de Taxe O, communiqué un mouvement alternatif à un cadre aa'be lié à une tige guidée. Dans la situation représentée par la figure, la came € qui poussait à gauche le cadre par son mentonnet c échappe au contact, et le cadre s'arrête. Bientôt après, la came A attaque le me^itonnet a et le pousse à droite jusqu'à ce que leur contact arrive en a'. Alors cette came échappe^ le mentonnet a et le cadre s'arrêtent, et au même instant le mentonnet e amené en c' est sur le point de recevoir la pression de la came B. On voit que la longueur de la course alternative du cadre est égale à aa' ou bb', et qu'il y a trois allées et venues à chaque tourdeTarbre à cames. Le temps d'arrêt dépend de la distance de la came A à son mentonnet a à l'instant où la came G échappe en c

1 H . Pignon et cadre à denture intérieure continue. Le pignon est disposé comme celui du mécanisme décrit sous le numéro 97. L'arbre qui le porte repose donc sur deux supports qui lui permettent, en tournant toujours dans le même sens^ d'osciller très-peu dans un plan perpendiculaire à la direction de la tige guidée à laquelle le pignon doit imprimer un mouvement alternatif. Dans le cas de la figure» la tige étant horizontale^ l'axe du pignon oscille dans un plan vertical perpendiculaire à celui de cette figure. La tige est liée à un cadre denté intérieurement suivant deux droites raccordées avec demi-circonférences. A ce même cadre, mais en arrière de l'engrenage, se trouve solidement attachée une barre rectiligne contre laquelle s'appuie, tantôt en dessus, tantôt en dessous, le bout cylindrique ou tourillon de Tarbre du pignon qui est ainsi forcé d'engrener avec les dents du cadre. Cela étant, supposé que le pignon tourne de gauche à droite par-dessus, s'il occupe la position indiquée par la figure, son axe géométrique est alors immobile, et ce pignon, par sa rotation^ oblige la crémaillère inférieure de se mouvoir vers la gauche jusqu'à ce que Textré-

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mité^ à droite^ de cette crémaillère^ arrive dans le plan vertical de Taxe du pignon. A partir de cet instant, le cercle primitif du pignon^ dans son mouvement considéré relativement au cadre, roulera sur le cercle primitif de Tengrenage demi -circulaire de droite de ce cadre ; et comme celui-ci ne peut se mouvoir qu'horizontalement; tandis que le centre du pignon ne peut se déplacer que verticalement y le pignon sera forcé de s'élever et viendra bientôt engrener avec la crémaillère supérieure qu*il obligera de se transporter de gauche à droite. Pour permettre au tourillon du pignon de passer alternativement au-dessus et au-dessous de la barre directrice, celle-ci a deux écbancrures circulaires ayant mêmes centres que les demi-cercles dentés du cadre.

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