DU HOUVEHENT D'UN POINT GEOMETRIQUE
DE l'expression DU MOUVEMENT d'uN POINT.
I. Mouveineiit. — Le mouvement d'un corps consiste en ce que ce corps ou ses parties occupent successivement différents lieux dans Tespace. Nous étudierons d'abord le mouvement d'un point.
Deux sortes de faits constituent ce mouvement : les déplacements successifs du point, et les temps pendant lesquels ces déplacements s'effectuent.
Les déplacements se constatent et se définissent à l'aide de points de repère, d'axes ou de phns de comparaison, formant des
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systèmes géométriques invariables. Si un tel système de comparaison est supposé fixe (et rien n'empêche de concevoir cet état de repos, quoique nous n'ayons aucun moyen de le vérifier^ parce qu'il n'existe peut-être aucun corps immobile dans l'univers)^ le déplacement qui résulte du changement d'une au moins des coordonnées d'un points s'appelle son déplacement absolu.
Si le système de comparaison a lui-même changé de position par rapport à un autre supposé fixe, le déplacement du point dont il s'agit est appelé son déplacement relatif dans le système de comparaison mobile,
2. Temps. Instant. — La notion simple du temps ou de la durée nous est acquise par l'expérience, comme nous avons acquis la notion de l'étendue. Nous avons l'idée nette de la continuité du temps, d'une durée égale à une autre, du rapport de deux durées ou temps quelconques ; dès lors les temps sont des quantités et par conséquent peuvent entrer dans le calcul. L'unité de temps qu'on adopte généralement dans les applications des théories de la n^écanique est la seconde (1*)^ c'està-dire la 86400'"' partie du jour moyen solaire^ ou de vingtquatre heures (*).
Une portion quelconque du temps indéfini est un temps limité;
{*) De même qu'en enseignant les applications usuelles de la géométrie^ on évite d'entrer dans te détail des opérations délicates et compliquées qui ont servi à rétablissement de notre système métrique, et d*expliquer It concours qu'elles ont exigé de connaissances mathématiques, physiques et astronomiques, de même il semblerait déplacé, au commencement de l^é* tude de la mécanique, d'essayer d'exposer les procédés savants et ingénienx qu^em ploient Tastronomie et Tart de l'horlogerie pour résoudre le problème de la mesure du temps. Tout lecteur admettra^ au moins provlsofrement, qu'un temps quelconque peut être divisé par la pentes eB autant de paiifei qo'oe veodita proj^ortipiiQellem^nt k de» nombres dopoé», et evurinUi aumériquement, en prenant la seconde pour uoité*
ËQDÀTIOirS DU MOUVEMENT d'uN POINT. 3
il a un commencement qui s'appelle instant initial, et une fin qui s'appelle instant final {*).
5. TvajMtoire. — Un point étant en mouvement^ la ligne droite ou courbe qu'il décrit s'appelle sa trajectoire.