MANIVELLE OV EXCENTRIQUE ET TIGE GUIDÉE
d*un arbre tournant, à peu près perpendiculairement à Taxe de rotation, en dehors de Tintervalie des appuis, et qui, à l'autre bout, est repliée parallèlement à l'arbre sous forme d'un manche cylindrique sur lequel on agit de la main pour faire tourner Tarbre. Le manche est souvent remplacé par un cylindre court appelé ^ou^on ou man^/on et embrassé par des coussinets, lesquels tantôt glissent dans une coulisse, comme on vient de le voir, tantôt sont fixés à l'extrémité d'une tige appelée bieile et destinée à agir sur la manivelle ou à recevoir son action.
Quelquefois la barre de la manivelle est très-convenablement remplacée par une roue entière qui, pouvant d'ailleurs avoir une autre fonction, comme roue d'engrenage ou autre, porte le bouton fixé dans l'un de ses bras, perpendiculaire à son plan de rotation.
Lorsque la manivelle doit faire une révolution entière et qu'elle est placée dans Tintervalle des appuis de i*arbre tournant, on emploie l'une des deux dispositions suivantes :
Tantôt le rayon du bouton est sensiblement plus petit que la distance de Taxe de rotation à celui du bouton ; l'arbre est alors coudé, et il peut y avoir un nombre illimité de telles manivelles sur un même arbre.
Tantôt le rayon du bouton excède la somme du bras QO de la manivelle et du rayon de l'arbre ; la forme de manivelle disparait alors, quoique la fonction subsiste. Le bouton prend le nom d'excentrique circulaire, et, s'il est articulé à une bielle^ celle-ci se termine par un anneau qui l'embrasse et s'appelle bague d'excentrique.
Si dans la figuré 82, nous remplaçons le bouton par un excentrique, l'appareil prend l'aspect indiqué par la figure 83^ où O est le centre de figure de Texoenlrique et G son centre de rotation.
. Dans les deux cas, le centre O reste toujours sur la iign§ moyenne MM de la coulisse, et, pendant qu'il tourne autour du point C fixe, cette droite MM se meut coma^a la projection
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rectangulaire du point G sur un diamètre de la circonférence qu'il décrit. Ainsi, par exemple, lorsque Tarbre et le point O tournent uniformément autour de G, un point quelconque de la ligne MN et par conséquent de la tige, a le mouvement oscillatoire cité comme exemple du mouvement varié aux numéros 16 et 19.
i32. Exeentrlqne trlansnlalre et tig^e guidée. — On appelle
excentrique triangulaire un plateau cylindrique de peu d'épaisseur dont le profil ou la section droite ABC (fig. 84) se compose de trois arcs circulaires égaux ayant pour centres les trois sommets d'un triangle équilatéral, et pour rayon le côté. Chacun de ces arcs est donc 1/6 de circonférence. Cette pièce est fixée en saillie à l'extrémité d'un arbre tournant dont Taxe de rotation perpendiculaire au plan du triangle passe en Tun des sommets. Deux droites parallèles quelconques qui touchent cette figure sont toujours entre elles à une môme distance égale au rayon des trois arcs. Cette distance est celle de deux côtés parallèles d'un cadre qui embrasse l'excentrique et qui est assujetti par des guides à ne se mouvoir qu'en ligne droite, perpendiculairement à ces deux côtés.
Soient MN et PQ ces deux côtés du cadre ; C est le centre de la rotation qui s'effectue dans le sens indiqué par la flèche.
Pendant que le sommet mobile le plus avancé se transporte de B en D, l'arc qui se déplace de GB en GD pousse de PQ en P'Q' le côté antérieur du cadre qui lui reste tangent, et par conséquent toujours à la même distance en avant du second sommet mobile qui se transporte de A en B. Dans le premier tiers de la demi- révolution le mouvement du cadre est donc celui de la projection sur AE du sommet A par lequel, d'ailleurs, passe continuellement pendant ce temps le côté situé d'abord en MN ; le cadre s'avance ainsi de la moitié du rayon AG, vers la droite.
Dans le second tiers de la demi-révolution le sommet le plus